Ils ont invité leur Eglise à manger!

image: Ils ont invité leur Eglise à manger!
© Alliance Presse

Comme sur des roulettes?

Qu'est-ce que Meta ferait autrement? Jérôme est conscient que tout n'a pas marché comme sur des roulettes. Evidemment, le choix de la date est important, pour éviter la collision entre une soirée où on aimerait que les gens discutent et un match de foot super important. «Nous avions installé un écran géant et avons retransmis le match. Ce n'était pas terrible. Mais on est toujours plus intelligent après coup.»

Organiser un repas pour 50 à 60 personnes, ça demande de l'anticipation. Et il faut s'assurer que suffisamment de membres du groupe de jeunes s'engagent à aider. Pas besoin de prévoir un plat super compliqué. Il y a des classiques que tout le monde aime.

Un groupe de jeunes a proposé plusieurs activités aux adultes de l’Eglise, qui ont joué le jeu. Ces très bons moments ont permis de nouer des liens solides entre jeunes et moins jeunes.

«Nous avons développé de bonnes relations et parfois même des amitiés avec les adultes de notre Eglise»: Jérôme, un des responsables du groupe Meta, à Gland, ne regrette pas un instant que son groupe de jeunes ait investi dans les relations.

1ère étape: S’inviter chez les gens
Au début, le groupe de jeunes s'est invité dans les familles. Un dimanche matin, ils ont annoncé à l'Eglise: «Cela nous ferait plaisir de mieux vous connaître. Voudriez-vous accueillir un ou deux jeunes pour un repas chez vous? Ensuite, on se retrouve tous à l'Eglise pour le dessert». Plusieurs couple ou familles ont donné suite.

2ème étape: Organiser un bon repas pour tous
Quelques mois plus tard, les jeunes ont décidé d’inviter eux-mêmes tous les motivés de l’Eglise à un repas. Même si la date retenue tombait le soir du match du Mondial Suisse-France, plus d'une quarantaine de personnes ont répondu présent. Bien sûr, il y a eu un peu de stress pour organiser cette soirée. Mais c'est avec le sourire que les jeunes ont offert un cocktail très fruité (sans alcool) aux participants, dès leur arrivée.

Ambiance détendue, pas de grand discours. Le groupe Meta a misé sur les contacts en s'assurant qu'il y ait deux jeunes par table avec quatre ou cinq personnes. «C'était presque plus facile d'avoir des bonnes discussions dans ce sens qu'à la maison, où la timidité des jeunes était plus palpable», a indiqué un père de famille qui a participé aux deux soirées.

3ème étape: Offrir une St-Valentin
Puis, comme les responsables du groupe Meta ont de la suite dans les idées, ils ont proposé aux familles un baby-sitting, pour permettre aux couples de l'Eglise de sortir en amoureux... le soir de la St-Valentin. Et plus récemment, pour marquer la rentrée, le groupe de jeunes a confectionné des biscuits qu'il a distribués à la sortie d'un culte. La classe, non?

Résultat: des meilleures relations!
Pourquoi une telle débauche d'énergie? «Notre but était double. D'une part, montrer à l'Eglise que nous étions là, avec eux, et leur dire que les jeunes faisaient partie de l'Eglise. D'autre part, apprendre à servir dans la famille, à l'Eglise, à l'école», explique Jérôme. Ce que personne n'avait vraiment prévu, c'est que la soirée d'invitation a aussi soudé le groupe. «Lorsqu'on a un peu de pression, il faut se serrer les coudes pour y arriver. Mais quelle super occasion de découvrir les talents des uns et des autres et la complémentarité dans notre groupe!»

Christian Willi

Je m'abonne à Just 4U | Achat au N° | Autres articles de ce N°