Ma foi, une relation vivante plutôt qu’une prison

Pas toujours facile d’assumer l’étiquette de «chrétien» face à tous tes amis, qui dénigrent vite ce qu’ils appellent «religion». La vie avec Dieu peut leur apparaître comme une liste de choses à faire ou pas. Mais n’est-ce pas là oublier qu’être chrétien signifie avant tout être en relation avec Dieu?

La vie chrétienne est-elle une prison? Dieu nous aime et ne cherche pas à nous enfermer dans une religion faite de règles et de lois. Etre chrétien, c’est devenir enfant de Dieu; et comme tout père, il veut avant tout nous protéger et nous guider. C’est pourquoi il nous pose certaines limites, qui ne sont pas des barrières, mais au contraire des chemins vers la liberté totale. Car il veut nous débarrasser de nos chaînes et nous éloigner de ce qui pourrait nous en créer.

Le mensonge, une tentation…
Je me suis par exemple souvent demandé pourquoi, en étant chrétienne, je ne devais pas mentir. Combien de fois mes amis ne m’ont-ils pas encouragée à le faire du moment que ce n’était pas un mensonge «grave»? J’ai été tentée par cette échappatoire; et dans ces situations, ma foi m’est souvent apparue comme une limite que les autres n’avaient pas. Jusqu’à ce que je réalise qu’au fond j’étais libre. Mais si Dieu me conseille de ne pas mentir, c’est avant tout pour m’éviter de me retrouver par la suite prisonnière de mon mensonge. Car même un petit mensonge en entraîne souvent un autre, et plus le temps passe, plus l’étau se resserre et l’on s’enfonce.
Voilà pourquoi il nous est recommandé de faire ou non certaines choses. Lesquelles, comme lorsque nous étions enfants, nous ne comprenons pas toujours. En réalité, c’est là que se trouve la véritable liberté: «Le Christ nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres. Alors, résistez! Ne vous laissez plus attacher avec les chaînes de l’esclavage!» (Gal. 5,1).

Une adolescence puissante et explosive
Mais entrer en relation avec Dieu, c’est aussi avoir quelqu’un vers qui se tourner en tout temps; dans les grandes comme dans les petites choses. Quelqu’un qui voit toujours la totalité du tableau de nos vies; qui entend, qui comprend et qui répond! Cette relation avec lui, ce n’est donc pas s’imposer certaines bonnes actions pour tenter de lui plaire ou être considéré comme un «bon croyant». Ce qu’il veut, c’est être à la première place de nos vies, afin qu’il puisse, lui, nous rejoindre là où nous sommes.
A nous de rester à l’écoute de son Esprit et de nous laisser guider par lui. Car donner sa vie à Dieu, ce n’est pas le considérer comme une parenthèse que l’on peut ouvrir et fermer lorsque cela nous arrange; l’ouvrir lorsque nous passons une soirée avec notre groupe de jeunes, puis la refermer lorsque nous sommes avec nos amis non-chrétiens. C’est l’impliquer, entretenir le lien et la communication comme tu le fais pour chacune de tes relations humaines… et c’est surtout le voir agir! En tant que jeunes chrétiens, nous ne sommes donc pas coincés et restreints au milieu des autres… Au contraire, nous avons la chance de vivre une adolescence puissante et explosive.

Gaëlle Monayron

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