«Si tu existes, montre-moi qui tu es»

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© Alliance Presse

Né dans une famille chrétienne, Maxime a décidé de ne plus suivre ses parents à l’Eglise, à l’adolescence Il s’est mis à croire que Dieu n’existe pas. Mais l’amour des lettres et de la philosophie l’a fait réfléchir.

Maxime est reconnaissant d’avoir grandi dans une famille chrétienne, d’avoir reçu de bonnes valeurs et d’avoir fréquenté l’école du dimanche. Mais à l’adolescence, quand ses parents lui laissent la liberté de venir avec eux ou non à l’Eglise, il préfère de loin rester au lit! «Je me suis peu à peu éloigné de la foi, et je ne croyais plus vraiment en Dieu.»

Où se trouve l’espoir?
Il continue pourtant à se poser des questions existentielles. Cela le pousse, au cours de ses études, à rédiger un travail de maturité sur l’espoir et le suicide. Le jeune homme trouve des réponses du côté de plusieurs philosophes. Camus, par exemple, invite à un lâcher-prise: «Selon lui, il faut abandonner tout espoir, afin de ne pas souffrir». Le philosophe Søren Kierkegaard voit les choses un peu autrement: pour lui, l’espoir se trouve dans la foi en Jésus-Christ. Et le péché est une maladie qui conduit à la mort. Cette théorie amène Maxime à réfléchir sur lui-même.

Il faut être fou pour être athée!
A l’époque, Maxime développe depuis quelques années des crises d’angoisse. A l’âge de 19 ans, alors qu’il court dans la forêt, il crie à Dieu: «Si tu existes, montre-moi qui tu es!». Bien qu’il ait envie de croire en Jésus, il a besoin d’une conviction plus forte que c’est bien lui qui est le véritable Dieu.
Peu après, Maxime voyage au Rwanda. Là, la rencontre de deux jeunes l’interpelle. «Cela m’a fait un choc, parce qu’ils étaient totalement surpris que l’on puisse ne pas croire en Dieu. J’étais un hurluberlu à leurs yeux». Le constat que la vision du monde athée occidentale n’est pas la seule à exister permet à Maxime d’évoluer dans ses réflexions.
De réflexion en réflexion
De retour en Suisse, il décide un matin de suivre ses parents à l’Eglise. «J’avais de nouveau des angoisses. J’ai voulu aller à l’Eglise, pour ne pas rester seul dans ma souffrance». Il s’y sent accueilli et choisit de revenir régulièrement, pour obtenir des réponses à ses nombreuses questions. Il vit alors une lente conversion, de réflexion en réflexion. «J’ai vu que le seul homme qui ait été totalement cohérent dans son message, c’est Jésus. Il ne s’est pas contenté de belles paroles, mais les a mises en pratique en donnant sa vie». La conversion de Maxime est un changement profond dans son cœur, une ouverture dans son intelligence.
Depuis, il développe sa relation avec Dieu, en lui parlant tout le temps. Il peut dire aujourd’hui que la foi l’a aidé, et que savoir Dieu à ses côtés est très réconfortant. Il a retrouvé la paix.

René Progin

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