Elle manquait d'assurance

image: Elle manquait d'assurance
© Alliance Presse

La vie de Pauline (22 ans) n’a pas été spectaculaire. Pourtant, la Pauline d’aujourd’hui est bien différente de celle d’hier. Simplement, c’est par étapes qu’elle a compris ce qu’est la vie chrétienne, que sa foi s’est stabilisée et que sa confiance en Dieu a grandi.

« A quatorze ans, mon amie d’enfance m’a invitée à un week-end avec son groupe de jeunes », raconte Pauline. La jeune fille ne se rappelle plus exactement ce qui a été dit ce week-end-là, mais elle n’est pas prête d’oublier le temps de réflexion personnelle qu’ils ont pu vivre à la fin. « Les resp’ nous ont mis un CD de louange et j’ai vraiment senti que Dieu était présent ! A ce moment-là, il s’est révélé à moi comme un père. C’était quelque chose de très fort et j’ai commencé à pleurer ». Après ce week-end, elle a commencé à aller au groupe de jeunes le vendredi soir. « C’est mon père qui m’y conduisait, mais il ne savait pas trop où il m’emmenait, ni ce que j’allais faire. »

Une nouvelle vie
Pauline se posait beaucoup de questions. Elle essayait de lire la Bible de temps en temps, mais n’y comprenait rien. Elle avait l’impression que Dieu était bien lointain. C’est lors d’une semaine de camp avec des jeunes chrétiens qu’elle a découvert que c’est au travers de Jésus que l’on a accès à Dieu. « Je l’ai accepté comme mon Sauveur et Seigneur. J’ai réellement commencé à vivre une vraie relation avec Dieu ». En rentrant du camp, elle a tout raconté à ses parents : « Je leur ai dit que j’étais devenue chrétienne, que je croyais en Dieu et que je voulais aller à l’Eglise ». Son père a eu beaucoup de peine à accepter la nouvelle orientation de vie de Pauline. « Pour lui, Dieu c’est des âneries. Mais il a respecté mon choix. »

Des hauts et des bas
Pauline est entrée au gymnase (lycée) peu de temps après sa conversion. Ces années ont chamboulé beaucoup de choses en elle. Cette période a été très dure émotionnellement, et elle ne l’a pas du tout aimée. « J’avais une relation intense avec Dieu, mais par périodes : ça montait, ça descendait… et ainsi de suite. En réalité, ma vie chrétienne était très émotionnelle. Pas facile à gérer ». Pauline confie que c’est Dieu qui lui donnait encore le goût de vivre, à cette époque-là. « Il était mon seul point d’ancrage. »

Une fausse croyance devenue un boulet
Pauline ne trouvait pas la motivation pour prier ou lire la Bible. D’où un sentiment de culpabilité, l’impression de décevoir Dieu, la peur qu’il soit moins présent dans sa vie. Elle se mettait alors une pression folle pour recommencer. « Ce n’est que plus tard que j’ai compris que Dieu n’attachait pas d’importance au temps que je passais à lire ma Bible. Il est tout le temps avec moi, sans que j’aie à faire des choses extraordinaires pour lui ». Pauline, confortée dans cette idée par ses amis, a commencé à prier pour que Dieu la libère de ces croyances erronées. « Petit à petit, je suis devenue attentive à Dieu d’une autre manière. Pas juste trente minutes le matin, mais tout au long de la journée. Ma relation avec lui est alors devenue bien plus vivante et dynamique ». Aujourd’hui, elle profite de ces temps heureux.

Gaëlle Monayron

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