En Grèce pour aider les immigrés

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© Alliance Presse

Cet été, huit jeunes Suisses du groupe de jeunes Gimel’feu (en suisse) sont partis en Grèce apporter leur aide aux migrants et leur partager la Bonne Nouvelle. Ils sont revenus transformés, pour au moins quatre raisons.

Ils sont sortis de leur zone de confort
Audrey, 18 ans, avait vraiment à cœur de sortir de sa petite bulle de confort quotidienne pour aller à la rencontre de personnes dans le besoin. « Jésus nous en donne lui-même l’exemple, et ça lui tient à cœur que l’on fasse pareil ». Alexandre, 20 ans, avait lui aussi à cœur de transmettre l’amour de Dieu aux autres. Il raconte comment « la situation là-bas était misérable ». De retour en Suisse, sa vision du confort a totalement changé : « Maintenant, le minimum me suffit. »

Ils ont pu se rendre utiles
Toute l’équipe a été logée au centre Samaria. Supervisés par le pasteur du centre, ils ont participé à différentes actions. Ils ont par exemple préparé deux fois par semaine un « repas de fête » pour les réfugiés, accompagné d’un moment biblique. S’il restait de la nourriture, ils allaient ensuite la distribuer en ville avec un petit Evangile. Les voyageurs ont également participé à la fabrication de savons. Pourquoi ? Comme il permet de laver le corps, le savon est un excellent symbole pour ouvrir une discussion sur Jésus, celui qui lave les cœurs et les vies. Et puis, au contact des enfants, les filles ont supervisé deux journées spéciales où elles ont organisé diverses activités et moments bibliques à leur intention.

Ils ont rejoint leur prochain
La souffrance, on la voit partout dans les journaux, les émissions, les films, « mais quand tu es sur place et que tu parles avec ces gens, ce n’est plus du tout pareil », témoigne Audrey. Elle confie même s’être parfois sentie dépassée, voire inutile. « Mais chaque fois, Dieu me faisait un petit clin d’œil pour me prouver le contraire ». Alexandre admet, quant à lui, avoir eu beaucoup d’a priori sur les immigrés avant ce voyage. « J’ai donc demandé à Dieu de me montrer des personnes pour qui je voulais me battre; et pendant deux semaines, je n’ai vu que ça. »

Ce voyage a été un tournant dans leurs vies
Ces douze jours ont fortement renforcé leur relation avec Dieu. « Malgré leur situation, les migrants convertis disaient merci à Dieu », raconte Alexandre. « Au fond, je n’ai pas vu de réelles misères, car beaucoup ont donné leur vie à Dieu  ! Et même si ces personnes n’avaient rien, elles ont maintenant de l’amour pour Dieu et cela leur suffit ». Il admet qu’avant, il associait Dieu à une « boîte à questions ». Mais au travers de ce voyage, il a créé une vraie relation avec lui : « Je ne fais désormais plus des choses “pour” Dieu, mais “avec” Dieu. »
Audrey se rappelle d’un matin où une famille venait d’arriver par bateau. Ils étaient exténués, affamés et complètement perdus. « On ne se comprenait pas du tout à cause de la langue, mais Dieu était là. Il a apporté tant de réconfort et d’amour à ces personnes, qu’on a pu lire sa présence et l’espoir dans leurs yeux ». A travers cette expérience humanitaire, elle a vu combien Dieu est aux côtés de ces gens qui n’ont rien. Ce voyage lui a appris à être réellement dépendante de Dieu. Et elle compte bien continuer sur cette voie maintenant qu’elle est de retour en Suisse : « Je ne veux pas faire de cette incroyable expérience un simple souvenir. Mais continuer jour après jour à agir selon le cœur de Dieu, à aimer et à apporter autant aux gens autour de moi que j’ai pu le faire en Grèce. »

Gaëlle Monayron

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