Sa maman est décédée trop tôt

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Pendant trois ans, Cyrille, 24 ans, a vu sa maman se faire dévorer peu à peu par un cancer du sein qui a dégénéré. Il raconte comment il a vécu cette période, avec d’inévitables souffrances, mais aussi avec confiance en Dieu.

Quand, en 2011, Cyrille apprend que sa maman a le cancer du sein, il se dit: «Bon, c’est un cancer, c’est plus embêtant que de se casser le bras; mais de nos jours, il doit bien y avoir un moyen d’en guérir». Sa maman reçoit tous les traitements possibles, et les choses semblent presque résorbées. Alors c’est le choc quand la famille apprend qu’il y a une rechute. Pour Cyrille, le coup est dur. Il vient de rater ses examens de maturité et il en a marre de l’armée. Et voir sa maman dans tous ses états, c’est difficile à vivre: «Elle était très sensible et pleurait presque chaque jour. Je ne pouvais rien faire!»

«Je voulais lui dire que je l’aimais»
Le cancer progresse sur les os, et Cyrille se fait à l’idée que le décès de sa maman est désormais une possibilité. Il n’y a que deux issues: «Soit Dieu attend le dernier moment pour guérir ma maman, et ce sera un super témoignage; soit il décide de la reprendre à lui pour qu’elle n’ait plus à souffrir et puisse être bien près de lui». Alors que la fin semble approcher, Cyrille va voir sa maman à l’hôpital pour lui faire en quelque sorte ses adieux. «Je ressentais des sentiments mitigés. D’un côté, je ne voulais rater ce moment pour rien au monde, car je voulais la rassurer, lui dire que je l’aimais. En même temps, je n’avais pas envie de faire face à cette situation». Ces temps de partage sont intenses, émouvants.

Besoin d’être en paix
«J’avais aussi besoin que Dieu me montre un signe comme quoi il était là, qu'il gérait la situation et que je n'avais pas besoin de m’en préoccuper». Cyrille veut également être certain que sa maman rejoindra Dieu lorsqu’elle s’en ira. «En écoutant un CD de louange, Dieu m’a montré une vision. J’ai vu des anges qui accueillaient ma maman au paradis». Puis il est rassuré par les paroles d’une chanson: «Tu me connais par mon nom, tu me conduis dans ta maison». Le lendemain, il «tombe» sur un verset de calendrier: «Dieu nous a destinés à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ, qui est mort pour nous» (1 Thess. 5,9). Deuxième confirmation. Cyrille est en paix.

«J’avais l’espérance du salut»
Le 12 novembre 2014, la maman de Cyrille s’en va. «C’était un jour de travail difficile. Tard le soir, en rentrant à la maison, trempé par la pluie, je reçois un coup de fil de mon papa m’annonçant que ma maman est décédée». Le choc est là, mais Cyrille s’y est préparé. Et il est en paix, «parce que je savais où elle était. J’avais l’espérance du salut. Je savais que maintenant elle ne souffrirait plus et qu’elle était dans un endroit tellement mieux que sur terre!».
Aujourd’hui, Cyrille, même si sa maman lui manque, se souvient d’elle comme d’une personne qui aimait Dieu et qui brillait par sa générosité: «Elle donnait de son temps et de l’argent, rendait service et, surtout, manifestait de l’amour dans toutes ces choses.»

Jérémie Cavin

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