Préfères-tu vivre ta foi seul ou à 3000?

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© Alliance Presse

Est-ce plus sympa de vivre sa foi seul ou à plusieurs? Comment bien vivre à la fois les temps de «boost» monumental lors des rassemblements chrétiens, et les temps plus mornes, par exemple quand on est le seul chrétien à l’école? Enquête menée auprès de plusieurs participants de la Rencontre Jeunesse à Bulle.

Connais-tu d’autres chrétiens à l’école? En croises-tu beaucoup dans ta vie de tous les jours? Selon les témoignages que nous avons recueillis, vous êtes nombreux à ne pas vraiment connaître ou côtoyer d’autres chrétiens. A l’école, «on se dit bonjour, mais ils ne font pas partie de mon cercle d’amis», nous dit par exemple Kathleen, lycéenne de 17 ans. Pas besoin d’avoir la même croyance pour être amis, ni de s’obliger à être amis si l’on a la même foi! Donc en soi, ce n’est pas un problème de ne pas avoir beaucoup d’amis chrétiens à l’école. Là où ça coince, c’est quand vous êtes en décalage avec vos amis sur la question de la foi.

Pas facile de défendre sa foi
Pas facile en effet d’expliquer à des copains non chrétiens pourquoi on ne pense pas comme eux sur certains sujets. Par exemple, si un ami vous dit: «Ce n’est pas grave de boire de l’alcool, du moment que tu ne te saoules pas tous les jours!» Que répondre à ce genre d’argument sans passer pour un «vieux ringard»? Pas facile… Pour éviter les conflits en cas de désaccord, certains jouent la carte de la discrétion. Comme Eva, 14 ans: «J’évite de me prononcer ou de parler de ma foi; sinon les gens me jugent et me considèrent comme “religieuse”.»

Affronter les moqueries et la gêne
Si vous avez déjà été amenés à subir des moqueries, il est possible que partager l’Evangile ne soit pas une partie de plaisir pour vous. «A cause des jugements ou des choses qu’on m’a dites, je suis parfois un peu mal à l’aise de partager ma foi», nous dit Raphaël. Pour John, pas facile de gérer l’attitude des «copains»: «Un jour, un gars a rigolé quinze minutes quand je lui ai parlé de Dieu. Du coup, j’essaie d’éviter.»

Kathleen, qui est un peu timide et n’ose pas toujours parler de sa foi, passe par la louange. Elle aborde ses amis les plus proches par des vidéos des musiques qu’elle chante au groupe de jeunes. Cela rend les choses plus faciles pour elle!

Mais malgré la gêne et la timidité, parler de Jésus est un réflexe pour beaucoup, chacun à sa façon. John va bientôt faire un exposé de culture générale sur la chrétienté: il va pouvoir parler de Dieu en classe! Natasha, 17 ans, essaie de témoigner dans des cas bien précis, comme quand ses copines lui confient leurs problèmes: «Quand l’occasion se présente, j’essaie d’entamer la discussion, genre: “Est-ce que tu crois en Dieu?”.»

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Les grands rassemblements pour faire le plein d’énergie
Ce qui est sûr, c’est que les événements comme la RJ, Ze Rencontre ou DNJ vous boostent énormément ! Eva et son amie Elona sont reparties avec des étoiles plein les yeux en se disant que c’était «méga-encourageant» pour témoigner à l’école. Donc malgré les difficultés quand l’isolement se fait sentir, malgré la peur et les doutes du quotidien, des rassemblements de jeunes poussent à aller de l’avant et à se dépasser. Dès la première soirée, un groupe d’amis n’en revenait pas: «C’est super de voir des tas de personnes au taquet, de voir qu’on est beaucoup à y croire… On n’est pas tout seul!»

Pour Kathleen, qui a déjà participé plusieurs fois à ce genre de rassemblements, une chose est par contre certaine: «Quand on repart à bloc comme après la RJ, il y a forcément un moment où ce dynamisme retombe. On se retrouve à nouveau seul et ce n’est pas évident à gérer. Il faut rebondir et ne pas se laisser aller!» De plus, elle en apprend chaque fois un peu plus sur Dieu, et ça la fait avancer.

Besoin de confidents
Alors, après des moments forts comme la RJ ou des camps d’été, si tu sais que tu es seul à l’école, pourquoi ne pas t’entourer de chrétiens de ton âge? C’est dans les moments de questionnements ou de difficultés qu’être entouré d’autres chrétiens est le plus important: «Quand ça ne va pas, j’en parle à une copine du groupe de jeunes et je prie», nous raconte Natasha. Elle-même a vécu un temps de doute dans sa foi après avoir entendu tellement d’avis divergents sur les religions. Elle a cependant pu affermir sa foi malgré les doutes.

Par Marine Muller, avec la collaboration de Gaëlle Monayron

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