Impatient et irritable, moi?

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Nous sommes vite tentés par l’impatience, lorsque des circonstances ou des gens contrarient notre programme. Est-ce possible de lutter contre ce penchant?

C’est vendredi après-midi, tu es fatigué et tu n’as qu’une envie: rentrer chez toi pour te poser devant un écran. La sonnerie de l’école retentit, tu prends tes affaires, et là, la prof t’appelle: «J’ai quelque chose à te dire…» Dix minutes de perdues! Du coup, tu as raté ton bus. Avant de rentrer, tu veux encore t’acheter un coca au supermarché, mais une vieille dame accapare la caissière… Enfin à la maison, tu as envie d’aller aux toilettes, mais ta sœur squatte la salle de bains; et la connaissant, elle en a pour un moment!

Dans quel état intérieur te trouves-tu alors? Il n’est pas impossible que tu sois vert de rage et que ces multiples situations t’aient rendu très irritable…

Le centre du monde?
L’impatience est une tentation fréquente dans notre monde où tout doit aller vite et où tout imprévu (la mémé au supermarché, la sœur aux toilettes) est vu comme un grain de sable dans notre programme. Nous sommes tellement habitués à tout avoir tout de suite, que l’on est vite frustré quand ça ne fonctionne pas. Mais plus fondamentalement, notre impatience vient de notre égoïsme: on a envie que les autres se conforment à nos attentes et à nos exigences, on souhaiterait (même si on n’ose pas le dire) que le monde tourne autour de nous.

Et alors, quel est le problème? Le hic, c’est que cela nous met de mauvaise humeur, ce qui nous pourrit la vie… et celle des autres. Si l’on reprend l’exemple précédent, il y a fort à parier que la grande sœur va se prendre une sacrée engueulée: elle va payer tout ce que tu as encaissé depuis ta sortie de l’école. Ta mauvaise humeur risque aussi de plomber l’ambiance à la maison pendant un moment.

On parvient souvent à gérer notre impatience en face des gens avec qui il faut gérer (tu ne vas pas crier sur ta prof de français ou la caissière), mais on se lâche devant nos amis… et surtout devant notre famille. Dans le livre Pas si grave? (éd. MB), Jerry Bridges écrit: «Nous pouvons mettre notre masque chrétien en dehors de chez nous, mais à la maison, notre véritable caractère ressort très facilement.»

Un terrain d’entraînement
Est-ce possible de combattre l’impatience? Face aux circonstances qui t’énervent, rappelle-toi que… tu n’y peux rien et que personne n’y peut rien. Ne cherche pas quelqu’un à accuser, un bouc émissaire, un responsable. Dans ta vie, tu auras des tonnes de frustrations. Apprendre à les accepter est indispensable, cela forme ton caractère.

Quand ce sont des gens qui t’impatientent, souviens-toi qu’ils ne le font souvent pas exprès. Certains sont lents, d’autres maladroits, d’autres ont un caractère qui peut mettre nos nerfs à rude épreuve. C’est en particulier dans la famille que nous sommes le plus impatients. Mais c’est en nous frottant à ces personnes que nous exerçons notre patience, ce qui nous sera bien utile dans notre vie. La famille en particulier est un terrain d’entraînement!

Tu peux aussi te souvenir de la patience de Dieu à ton égard et voir toutes les choses qui fonctionnent très bien dans ta vie. Plutôt que de râler quand le bus est en retard, apprends à remercier Dieu chaque fois qu’il est à l’heure! Avec l’aide de Dieu et un peu d’entraînement, tu développeras la vertu de la patience.

Par Jérémie Cavin

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