La pornographie? Mon combat, ma lutte

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A 20 ans, Jean-Philippe s’est retrouvé à devoir gérer des responsabilités inédites, ce qui l’a amené à se poser de nouvelles questions… Et si ce qu’il regardait avait un impact sur son présent, mais aussi sur son avenir?

Quand le papa de Jean-Philippe est décédé, il n’avait que 20 ans. Par la prière, il a pu se rapprocher de Dieu et surmonter l’épreuve. Pendant cette période de deuil, Jean-Philippe a vécu une réelle prise de conscience: «En développant ma vie de prière, j’ai compris que ce que mes yeux voyaient avait des conséquences sur ma vie. Depuis tout jeune, j’étais curieux de tout ce qui était en rapport avec la femme, notamment la pornographie. Je savais que ce n’était pas bon pour moi, même si ce n’était que de la curiosité pour quelques minutes!»

Il ressentait aussi comme un blocage dans ses études. «Alors même que j’avais toujours eu de bons résultats et que je travaillais bien en cours, arrivé devant les examens, je n’y arrivais plus.» Dans son cœur s’est alors développé un sentiment de culpabilité, «comme si je n’étais jamais assez bon pour réussir», analyse-t-il aujourd’hui. Habitué à aller à l’Église, prier et lire la Bible depuis tout petit, Jean-Philippe a continué à s’adresser à Dieu, même quand la conviction n’y était pas trop. «C’est ce qui m’a sauvé.»

Un sacrifice inutile?
C’est en passant du temps avec Dieu qu’il est tombé sur un verset qui l’a beaucoup aidé: «Ton œil est la lampe de ton corps. Lorsque ton œil est en bon état, tout ton corps est éclairé; mais lorsque ton œil est en mauvais état, ton corps est dans les ténèbres» (Luc 11, 34-35). «Ça a été le déclic pour moi! J’ai donc pris la décision de changer mon comportement vis-à-vis de ces choses, et de me discipliner le plus possible afin de m’en séparer», raconte-t-il.

«Ce n’était pas facile, mais je me forçais à le faire en me disant que Jésus avait versé son sang à la Croix pour me sauver. Retomber, c’était comme si je le clouais encore à la Croix, comme si son sacrifice avait été inutile. J’ai persévéré et, peu à peu, j’ai observé les résultats.» Tout ce qui lui semblait inaccessible lui paraissait possible: «Sur le plan physique, je me sentais tellement mieux, mon esprit libéré de toute culpabilité. Cela m’a permis de me rapprocher encore plus de Dieu, de le prier librement, sans me dire que de toute façon, vu ma vie, il ne m’écouterait pas. C’était la joie!»

Jean-Philippe a aussi demandé de l’aide. Il s’est tourné vers les bonnes personnes, qui l’ont accompagné pendant ce processus. Dans les moments d’échecs, Jean-Philippe n’a pas baissé les bras.

Une lutte personnelle
«Depuis trois ans, je me dis que j’ai accompli du chemin. Cela m’empêche de céder en cas de tentation.» Le jeune homme n’est pas naïf: «C’est un combat, une lutte. Mais je veux être pur devant Dieu.» Depuis quelques temps, il a pris des responsabilités à l’Église locale. Son combat est d’autant plus important pour lui qu’il veut être un exemple pour les autres. «Nous sommes appelés à être des modèles pour les générations à venir, pour ceux qui nous regardent, nous suivent de près. Nos attitudes, nos manières d’agir, de vivre, de penser, affectent ceux qui nous entourent. Alors je me discipline dans ce sens afin de porter de bons fruits.»

Par Marine Muller

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