Quatre semaines pour booster ma foi (3)

Apprendre à faire silence

Que celui qui prie parle davantage que Dieu lui-même, cela semble normal, parce que les paroles de Dieu ont énormément de poids et les paroles humaines… beaucoup moins; mais des fois, trop, c’est trop. Ou plus exactement : pas assez, ce n’est vraiment pas assez.
A-t-on plus de chance d’avoir un bon moment de partage avec un(e) ami(e) dans un café bruyant et bondé ou dans un désert  ? Pour écouter Dieu, il faut faire silence devant lui, c’est élémentaire. Le silence extérieur nécessite un lieu calme. Le silence intérieur est un peu plus compliqué. Nos obligations passées ou à venir, ce qui nous tracasse et nous occupe l’esprit, tout cela a tendance à interférer avec la voix de Dieu, qui passe par le même canal : notre for intérieur. Il y a de la friture sur la ligne.
Mais on peut s’entraîner à faire silence en soi. Il ne s’agit pas « faire le vide » en soi comme dans les religions orientales, ce serait une technique spirituelle. Là, c’est quelque chose de relationnel : on remet à Dieu, simplement, nos tracas et ce qui nous occupe la tête. C’est un acte de volonté et une acte de confiance : « Dieu, je te remets ceci et cela, je les lâche, je te les confie. Je sais que tu t’en occupes ». La paix que l’on expérimente alors rend réellement disponible à recevoir la parole de Dieu.
Ramon

Profitez du mois des vacances pour soigner votre foi. La rédaction vous propos un programme de quatre méditations, avec des conseils et des exemples, une par semaine

Objectif de la semaine n°4 : j’écoute Dieu

Souvent, dans nos prières, c’est nous qui parlons beaucoup : de nos soucis, de nos joies, de nos souhaits, etc. Tout cela est bon. Mais l’écoute est souvent le parent pauvre. Quelques pistes pour y remédier

« Tu écoutes quand je te parle  ? ». Qui n’a pas entendu cette question résonner au travers d’une brume d’inattention  ? On n’a pas toujours envie d’écouter ce qu’on nous dit ! Les raisons sont multiples pour boucher ses oreilles et s’enfermer dans un univers meilleur où l’on est le seul à édicter les règles. Mais il nous est aussi certainement arrivé la situation inverse : vouloir à tout prix être entendu de quelqu’un qui n’est pas disponible ou qui peine à nous saisir.

Pas de relation sans écoute
L’écoute est quelque chose d’important, voire de vital si on veut établir une relation normale avec le monde qui nous entoure. Et l’écoute va dans les deux sens. Il faut savoir écouter et être écouté. Pas facile ! La relation à Dieu se pose dans les mêmes termes, avec un défi supplémentaire : on ne le voit pas et il ne parle pas vraiment comme tout le monde. Ainsi, le risque est grand de faire semblant de l’écouter ou de démissionner purement et simplement.

Quelques pistes simples
La première piste est bien évidemment la lecture de la Bible. Ecoutez ce que le texte vous dit, laissez le prendre de la place en vous, puis transformez en prière ce que vous avez compris et « entendu » de la part de Dieu. Le culte du dimanche est également un bon moyen de se mettre à l’écoute de Dieu. C’est là que l’on rejoint des gens plus expérimentés qui pourront nous aider dans notre découverte de Dieu. Ce qui est important, ce n’est pas tant le lieu ou l’activité, mais notre envie de laisser Dieu nous parler.
Un dernier conseil : ouvrez tout grand vos oreilles et écoutez Dieu; vous verrez, il a des choses magnifiques à vous dire. Mais il est vrai que parfois, cela peut prendre un peu de temps. Dieu n’est jamais pressé ! Alors, osez la patience !

Pierre-Yves Zwahlen

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