Les chrétiens ne sont ni parfaits, ni épargnés par l'épreuve

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© Alliance Presse

«Je suis chrétien, je ne pèche plus et la vie est belle». Si quelqu’un te dit ça, c’est qu’il n’a rien compris… La vie chrétienne est un défi passionnant, mais ce n’est pas toujours le conte de fée que l’on pourrait s’imaginer! Toi-même, tu es peut-être découragé par tes échecs ou par les épreuves, qui te montrent qu’un chrétien n’est pas juste posé tranquillement dans un bateau sur un lac paisible

Comment surmonter les épreuves ?

Elles font partie de la vie
Tu as peut-être entendu des témoignages de chrétiens qui assurent vivre dans une joie totale et sans épreuve depuis leur conversion. J’ai pourtant des amis qui sont dans la foi depuis plus de vingt ans; et pourtant, les épreuves, les tristesses et mêmes les blessures font partie intégrante de leur vie. Dieu les a-t-il oubliés ? Non, ce n’est pas cela. Dieu éprouve notre vie afin de fortifier notre foi. Dans la vie, il y a des moments de beau temps, puis des passages orageux, ou des vagues inquiétantes, ou même des tempêtes terrifiantes. «Nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance» (Rom. 5, 3-4).

Elles nous apprennent à grandir
Evidemment, l’épreuve n’est jamais facile. Un deuil, des problèmes de santé, une relation tendue, des déceptions scolaires ou amoureuses, un contexte familial délicat, un sentiment de rejet ou de solitude: toutes ces choses font mal! Mais elles n’épargnent personne. L’important, c’est d’apprendre à les vivre en disant tout à Dieu et en comptant sur ses forces. Sacré défi! Mais l’épreuve, une fois qu’elle est passée, nous a fait grandir. L’un de mes amis a été amoureux d’une fille pendant deux ans avant que les sentiments soient réciproques et qu’ils sortent ensemble: la souffrance de l'attente a été réelle, mais il a appris la patience et la confiance en Dieu.

Comment se relever des échecs ?

«J’avais pris des résolutions»
Les échecs et les rechutes sont une sorte d’épreuve difficile à surmonter. Souvent, des jeunes rentrent d’un camp d’été avec des résolutions remarquables: ne plus jurer, ne plus «se perdre» sur certains sites internet douteux, se réconcilier avec leurs parents, lire leur Bible régulièrement, etc. Et, après quelques jours ou semaines, ils rechutent, ils tombent à nouveau et cèdent à des mauvais choix.

Même l’apôtre Paul a rechuté
Si c’est ton cas, tu as certainement ressenti de la culpabilité, avec le sentiment de ne rien avoir appris sur Dieu. Tu te morfonds peut-être dans des raisonnements absurdes. Je ne te dis pas de banaliser ton échec ou de ne pas te repentir du pêché. Bien au contraire, sois franc avec toi et reconnais tes erreurs. Mais prends aussi conscience qu’elles sont nécessaires à ton parcours de vie avec Dieu. L’apôtre Paul a écrit: «Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fait, mais le pêché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi» (Rom. 7, 19-21) . Dans ce texte, Paul, déjà expérimenté, constate toujours que la nature humaine le pousse à faire des choses qui ne sont pas bonnes. Alors ta foi ne se mesure pas au nombre de tes chutes, mais au nombre de fois que tu accepteras de te relever avec Jésus.

Juan Millan

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