Tirée du gouffre, de la solitude et de la haine

image: Tirée du gouffre, de la solitude et de la haine
© Alliance Presse

Adolescente mal dans sa peau, Cindy s’est frottée à la drogue, à la dépression et même à la mort. C’était avant que Dieu la tire du gouffre. Aujourd’hui, elle veut servir Dieu. Témoignage.

Sensible, Cindy se pose dès l’enfance des questions sur le sens de la vie. «Je trouvais l’être humain vraiment méchant». Elle souffre aussi de l’absence de ses parents, qui ont de lourds horaires de travail. Elle les suit quand même à des soirées chrétiennes et fait une démarche de foi en 2004, à l’âge de 13 ans. «Toutefois, je pense que c’était plus pour les suivre que par réelle conviction», commente-t-elle.

Envies de mort, dépression et automutilation
A l’école, Cindy est très réservée et mal dans sa peau. Elle souffre de problèmes de rejet, de solitude ainsi que de grosses difficultés scolaires. Quand une dépression lui tombe dessus, des envies de mort l’envahissent et la poussent à l’automutilation. «A ce moment-là, je ne m’entendais pas du tout avec mes parents et cachais ma souffrance à tous. Je pensais que personne ne me comprenait». Cindy fait même un séjour de deux mois dans une unité psychiatrique pour adolescents, après plusieurs tentatives de suicide.

Les dépendances et le rejet
A seize ans, se laissant entraîner par de mauvaises fréquentations et son désir d’être «populaire», elle commence à fumer et à boire. Mais l’alcool la rend agressive et ses amis se détournent rapidement d’elle. Confrontée à ce nouveau rejet, l’adolescente cherche alors la compagnie de ceux qui partagent son quotidien: verre de vodka et joints pour le petit déjeuner: «J’avais des problèmes avec la police et avec toutes les personnes “normales”, je me fâchais régulièrement avec ma famille». Mais, plus inquiétant, elle banalise la gravité de sa situation. La solitude et la folie sont son lot quotidien, sans compter ses pertes de mémoire qui la handicapent.

«Je ressentais une haine démesurée»
«Heureusement, la grâce du Seigneur était avec moi», réalise-t-elle après coup. Un travail temporaire lui permet de ne pas sombrer. Mais Cindy n’en est pas moins dépendante aux produits qu’elle consomme. Un soir, elle se met dans une colère noire après avoir réalisé que des «amies» lui ont fait un coup bas. Elle les agresse physiquement. De cet événement, Cindy garde un souvenir horrible: «Je me suis vue comme le diable, avec en moi une envie atroce de tuer». Elle fait également une crise de schizophrénie, puis réalise qu’elle a perdu le contrôle de sa vie. Elle n’a que dix-huit ans.

Vers la libération
Le lendemain, en proie à une profonde culpabilité, elle rentre chez ses parents. Ceux-ci sont choqués de son état et de la haine qui l’anime: «Je leur ai dit que je devais revenir à Dieu et que sinon des choses horribles allaient arriver. Je devais déposer mon fardeau et être libérée, sous peine de ne plus pouvoir continuer à vivre». Sa mère lui propose alors de l’accompagner à un séminaire chrétien de guérison. Prenant conscience de sa détresse, un groupe de personnes prie pour elle au terme de la conférence. «Ils m’ont assuré que Dieu avait un plan pour moi et ils ont chassé de mauvais esprits. Je pouvais ressentir l’amour de Dieu comme jamais, sa paix surnaturelle m’a envahie. Toute ma haine et ma tristesse sont parties. J’étais libre!», raconte-t-elle avec enthousiasme.

Aujourd’hui, Cindy affirme avec conviction: «Je crois en un Dieu de miracles, car je suis une ressuscitée. Là où il n’y avait plus d’espoir, il a mis l’espoir. Il a guéri mon cœur, redonné la joie, pardonné mes fautes et restauré ma famille. Il est vivant!»

Sandrine Roulet

Je m'abonne à Just 4U | Achat au N° | Autres articles de ce N°