Jésus a existé, même des antichrétiens l’ont écrit

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As-tu déjà douté de l’existence de Jules César, de Louis XIV, de Platon ou de Charlemagne? Non, évidemment. Et tu as bien raison. Mais sais-tu qu’il est tout aussi absurde de douter que Jésus ait existé? Car plusieurs historiens ou écrivains ont parlé clairement de lui comme d’un personnage historique. Et pourtant, ils ne pouvaient pas le sentir… Quelques exemples.

Josèphe, le Juif voyant Jésus comme un philosophe
«Anan le jeune, qui avait reçu le grand-pontificat, réunit un sanhédrin, traduisit devant lui Jacques, frère de Jésus appelé le Christ, et certains autres, en les accusant d'avoir transgressé la loi, et les fit lapider»: voilà ce qu’écrit l’historien Flavius Josèphe (né en 37 après Jésus-Christ) à propos de la mort de Jacques, le frère de Jésus. Ailleurs, il parle encore plus clairement de Jésus: «A cette époque, vivait un sage du nom de Jésus. Sa conduite était bonne, et il était estimé pour sa vertu. Nombreux furent ceux qui, entre les habitants de la Judée et les autres nations, devinrent ses disciples. Pilate le condamna à être crucifié et à mourir. Mais ceux qui étaient devenus ses disciples n’arrêtèrent pas de suivre son enseignement. Ils racontèrent qu’il leur était apparu trois jours après sa crucifixion et qu’il était vivant. C’était peut-être le Messie dont les prophètes avaient raconté tant de merveilles». Lui non plus n’avait aucun intérêt à parler de Jésus, mais il l’a quand même fait!

Tacite, l’historien antichrétien
Considéré comme l’un des plus grands historiens du monde, Tacite a parlé, dans ses Annales (fin du premier siècle) de Jésus et des chrétiens. Dans le texte suivant, il fait référence à l’incendie de Rome, en 64, que l’on a accusé l’empereur Néron d’avoir lui-même provoqué: «Pour détourner ces bruits, Néron chercha des coupables et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d’hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. Ce nom leur vient de Christ qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procureur Ponce Pilate. Réprimée un instant, cette exécrable superstition débordait de nouveau». Cet historien détestait les chrétiens, puisqu’il s’est réjoui de leur mort cruelle (dévorés par des chiens, brûlés ou crucifiés), mais il ne remet jamais en cause l’existence de Jésus.

Lucien, l’écrivain qui se moque de Jésus
Habitué à rire de tout, Lucien de Samosate, au 2e siècle, plaisante sur les chrétiens, qui ont décidé de suivre Jésus, «celui qui est honoré en Palestine, où il fut mis en croix pour avoir introduit ce nouveau culte parmi les hommes». Plus loin, il ajoute: «Les chrétiens, vous savez, adorent un homme encore aujourd’hui, le distingué personnage qui introduisit leurs nouveaux rites et fut crucifié à cause de cela.»

Le Talmud et Jésus le sorcier
Ensemble de lois et de traditions juives mises par écrit, le Talmud est évidemment opposé à Jésus. Mais il ne cache pas l’existence du Christ; au contraire, il relate même sa mort: «La tradition rapporte: la veille de la Pâque, on a pendu Jésus. Un héraut marcha devant lui durant quarante jours disant : il sera lapidé parce qu’il a pratiqué la magie et trompé et égaré Israël. Que ceux qui connaissent le moyen de le défendre viennent et témoignent en sa faveur. Mais on ne trouva personne qui témoignât en sa faveur et donc on le pendit la veille de la Pâque». Ce n’est qu’un exemple.


Cet ensemble de textes démontre que même les adversaires du christianisme, qui le critiquaient parce qu’ils le connaissaient mal, n’ont jamais mis en doute l’existence historique de Jésus. La question que tu dois te poser maintenant est la suivante: Jésus était-il un simple homme avec de nombreux défauts, comme le prétendent ces historiens, ou est-il plus que ça? Quatre écrivains, Matthieu, Marc, Luc et Jean, ont tous raconté l’histoire de Jésus: ils ont écrit qu’il était le Fils de Dieu, qu’il a fait des miracles et qu’il est venu pour sauver les hommes. Et le truc bluffant, c’est qu’ils ont écrit la même chose mais à des moments différents, sans ce concerter et sans forcément se connaître. En plus, toute la Bible, qui a été écrite par 40 auteurs différents, ne se contredit jamais. Jolie preuve que tout cela est vrai, non?

Jérémie Cavin

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