«Dieu veut nous utiliser maintenant»

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A 17 ans, Matthieu veut être bouillant pour Dieu. Dans sa vie, cela se concrétise par au moins deux choses: lire la Bible et parler de dieu autour de lui.

«Mes potes savent que je suis chrétien, ils respectent. Parfois ils me vannent sur ma foi, mais ça peut donner de bonnes discussions». Fier de son Dieu, Matthieu veut faire la différence autour de lui. Et pour ça, il sait qu’il a besoin de la Bible. «Elle me montre ce que Dieu attend de moi et m’aide à me comporter avec sagesse dans le monde d’aujourd’hui. Elle améliore ma manière de penser». Car Matthieu aime Dieu et il a envie d’apprendre à mieux le connaître et d’avoir des réponses à ses questions. La Bible est aussi un moyen de se ressourcer: «Elle m’apporte la paix.»
Ce sont surtout les camps qui l’ont motivé à lire la Bible: «J’encourage tous ceux qui le peuvent à faire des camps, c’est une source d’encouragement». Sa mère l’a aussi beaucoup inspiré: «Chaque matin, quand j’arrive dans la cuisine, elle lit la Bible.»

SOS paresse
Malgré tout, comme beaucoup de chrétiens, Matthieu ne trouve pas toujours facile de persévérer. «Normalement, je la lis tous les jours. Mais parfois, sans faire exprès, je zappe complètement. Le diable utilise plein de choses pour nous démotiver: la paresse, la fatigue». Sa plus grosse lutte? Rester attentif quand il se frotte à des passages par lesquels il ne se sent pas vraiment concerné. «Alors j’essaie de trouver des textes qui correspondent à ma situation présente.»

Dans la rue avec ses potes
Pour Matthieu, la Bible c’est du sérieux. Pas question de lui faire dire ce qu’elle ne veut pas dire: «Nous ne sommes pas à l’abri de fausses interprétations. Le passage lu est parfois dur à comprendre». Alors le groupe de jeunes et l’Eglise sont là pour l’éclairer. Et aussi pour le booster. Son groupe de jeunes est plein de gars et de filles ultra-motivés avec lesquels il a noué une solide amitié. C’est d’ailleurs avec eux qu’il va désormais dans la rue pour… évangéliser. Qui l’eût cru? Il n’y a pas si longtemps, Matthieu se disait que ce serait cool de suivre Dieu un jour, mais qu’il préférait attendre encore un peu, histoire de vivre sa vie. Aujourd’hui, grâce à Dieu, aux camps, à sa famille, à son groupe de jeunes et à ses amis, il a la pêche pour son Dieu. Il a compris une chose: «Dieu n'attend pas qu'on soit mature ou autre chose, il veut nous utiliser maintenant tels que nous sommes, à n'importe quel âge.»

«Les gens ont besoin de Jésus»
Mais évangéliser, c’est facile? «Faut pas que je me la raconte, je ne suis pas un expert en la matière. Mais on sent que le monde dégénère de plus en plus et que les gens ont besoin de Jésus. Alors quand on pense à l’enfer éternel, ça motive à aller parler de Dieu». Pour accrocher les gens, il leur présente des flyers d’Alain Auderset, lus en vingt secondes, qui disent en gros ceci: on peut tout perdre (son travail, sa santé, ses amis, son âme), mais la seule chose qu’on ne peut pas perdre, c’est l’amour que Dieu a pour nous. Et les réactions sont souvent pas si horribles que ça: «Je suis étonné de la réaction des gens qu’on juge trop facilement “chelou” ou agressifs: nos préjugés ne servent à rien». Parler de Dieu et lire la Bible, oui.

Jérémie Cavin

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