Il a été le premier surpris par sa guérison

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© Alliance Presse

Souffrant d’un déficit d’attention, Florias a participé à un camp de ski dont les effets ont été pour le moins surprenants…

«Mais que se passe-t-il, Florias? Tu mets un de ces bazars dans ta chambre!». Nous sommes au début de janvier 2013. Toute la journée, Florias a été hyper-excité, comme s'il avait bu dix Redbulls! Et ce soir-là, sa chambre dévastée confirme que son état n'est pas normal. Lorsque son père l'interpelle, il réalise qu'il s'est peut-être passé quelque chose d'important dans sa vie, un miracle. Revenons un peu en arrière.
60 heures de retenue en une année!
Cela fait depuis le début de sa scolarité que Florias souffre de déficit d'attention. Dès la troisième (sixième en France), «cela devient carrément galère». Il ne parvient pas à se concentrer et prend du retard. Les conséquences: des heures d'arrêt à répétition pour oublis, arrivées tardives et problèmes de comportement. Soixante heures de retenue: c’est son triste record pour une même année! En quatrième, la situation se dégrade: «Je n'étais pas aimé des profs et j'ai fini l’année en échec scolaire.»

Les médecins s'en mêlent
Il consulte donc un médecin. Le déficit d'attention est attesté sur le plan médical et on lui prescrit finalement de la Ritaline, après avoir essayé sans succès d'autres médicaments. Florias se sent mieux. Il arrive même à suivre les cours et à faire ses devoirs. Mais le retard pris jusqu'alors ne lui permet pas de tout rattraper. Il finit sa scolarité, mais ne décroche pas son certificat. Florias choisit alors d’entreprendre une formation manuelle qui, avec de nombreux cours pratiques, lui convient mieux. Mais pas question de zapper la Ritaline le matin. Sinon, «j'étais à côté de la plaque toute la journée». Même si les gens savent qu’il est sous médicaments, ils attribuent les problèmes de Florias à un manque de motivation. Il a droit à de fréquentes critiques.

Prière pour la guérison
Mais comment expliquer qu'en ce jour glacial du début de l'année 2013, Florias soit si dispersé et excité, malgré le médicament qu'il a avalé au p'tit déj? Et si cela avait quelque chose à voir avec le camp de ski Powercamp auquel il a participé entre Noël et Nouvel An? Pendant ce camp, il était conseiller de prière. «Tous les soirs, je priais pour les autres, pour qu'ils guérissent. Un matin, j'ai compris que je devais vivre cette soirée pour moi. Suite à un appel de prière, je me suis avancé». Un des équipiers de prière de service ce soir-là lui dit qu'il sera «complètement changé après ce moment».

Les médicaments font l’effet inverse
Ce que Florias n'a pas encore compris, c'est qu'il vient d'être guéri de son déficit d'attention. Du coup, de retour chez lui, il reprend son médicament, par habitude. Pourtant, avaler de la Ritaline quand on n’en a plus besoin, c'est s’exposer à des effets secondaires, notamment la surexcitation. «Je savais que Dieu pouvait guérir. Mais là, c'est moi que Dieu a choisi de guérir. C'est vraiment puissant!». Maintenant, Florias est en train de vivre sa meilleure année de formation. «Je passe l'année facile, du jamais vu!»

Florias, qui vient de fêter ses vingt ans, est encore plus motivé à prier pour les gens qui ont besoin de guérison. Notamment pour ses copains, chrétiens ou non, qui sont au courant de ce qui lui est arrivé et qui, pour certains, se sont intéressés à son Dieu.

Christian Willi

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