Des fringues pas comme les autres…

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© Alliance Presse
d’ingénieur avec une maturité professionnelle. Les autres possibilités sont: un brevet de contrôleur, pour effectuer des contrôles électriques; chef de projet, afin de gérer une équipe et des chantiers depuis un bureau; la maîtrise fédérale, qui permet d’ouvir sa propre entreprise. Toutes ces formations sont à suivre en cours d’emploi et durent deux ans.

Quatre amis, de 20 à 21 ans, ont lancé une marque de vêtements qui a rencontré un beau succès. Mais derrière les ventes, il y a un projet: sponsoriser des camps.

Ces quatre potes vivent quelque chose de vraiment fort! Il y a une année, à la Rencontre de jeunesse (RJ), Daniel, Benjamin, Dylan, et Mathias (de gauche à droite) ont lancé une marque de vêtements, Maranatha. A la base, Daniel voulait créer des t-shirts avec un message biblique clair. Puis ils ont réfléchi à ce qu’ils feraient des bénéfices. «Nous avons eu l’idée de sponsoriser des camps», raconte Benjamin.

Les camps, ça booste!
Mission accomplie, puisqu’ils ont déjà pu financer quinze camps, en totalité ou en partie. «Quand tu es jeune et que ta foi dépend pas mal des événements, les camps permettent de recharger les batteries. Ils nous ont à fond boostés dans notre relation avec Dieu. Ce sont des moments privilégiés, où nous ne sommes pas dérangés par le monde extérieur», témoigne
«Ben-Ben». «Notre but est donc que tous puissent connaître Dieu: les jeunes qu’on sponsorise et ceux qui voient le message.»

«C’est le truc que je kiffe le plus!»
Et pour ça, ils sont prêts à dépenser l’énergie qu’il faudra! Benjamin passe près de cinq heures par semaine à bosser pour Maranatha. Les autres ne chôment pas non plus… Gérer une entreprise comme celle-ci, ça implique de faire de la promo, trouver des designs, gérer la communication sur internet, imprimer les t-shirts et les autres habits, gérer le stock, s’occuper du financement avec les organismes de camp et les participants sponsorisés, tenir des stands à gauche à droite, etc. «Mais c’est le truc que je kiffe le plus! Je préfère laisser mes cours de côté pour développer Maranatha», glisse Benjamin.
Il faut dire aussi que les quatre amis s’entendent comme des larrons en foire. «Nous nous sommes rencontrés au travers des camps, des clubs d’enfants et des rassemblements chrétiens. Ce projet nous rapproche à fond les uns des autres. Nous travaillons ensemble, nous nous encourageons pour essayer de trouver des moyens de faire connaître l’Evangile et nous prenons du temps pour partager ensemble.»

Messages clairs!
L’avenir semble prometteur, parce que Benjamin, Dylan, Daniel et Mathias ont de la suite dans les idées. Ils vendent désormais des casquettes, des t-shirts, des pulls, des lunettes, des bonnets, des coques d’iPhones et des tops pour femmes. «Peut-être un jour des caleçons!», rigole Benjamin. Ils essaient aussi de varier les slogans. Le premier était on ne peut plus clair: Jesus is The Way (Jésus est le chemin). Mais ils ont aussi lancé TIGA, abréviation de Trust in God Always (Confie-toi toujours en Dieu). «On ne peut pas porter certains modèles trop visibles dans certains contextes, au travail par exemple. Le slogan TIGA, par contre, est plus discret et pousse à la discussion». Le mot de la fin? «Pour moi, Maranatha, c’est comme une petite famille dans la grande famille de Dieu!»

 Par Jérémie Cavin

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