Ils sont engagés en politique

Grégoire (26 ans) et Yohan (21 ans) sont chacun engagés dans la politique. L’un à gauche avec le Parti socialiste, l’autre à droite à l’UDC. Ils racontent pourquoi ils se sont lancés. Découvre sur ce site notre article sur le rôle que les chrétiens peuvent avoir dans le monde de la politique.

«Je veux être un acteur du changement»

«Très jeune déjà, je m’intéressais à l’actualité et donc à la politique. En 2006, quand j’ai été approché par une connaissance qui m’a proposé de venir aux jeunesses socialistes, j’ai accepté». Depuis, Grégoire, 26 ans, persiste dans le monde de la politique. Il est même conseiller municipal dans sa commune.

Se sentir concerné par le monde
Ce qui l’a motivé à se lancer, c’est cette conviction: «Pour être acteur d’un changement dans notre société, il faut se mettre en mouvement, réfléchir dans quel monde on veut vivre, puis s’impliquer pour que ce monde devienne réalité. Bien sûr, tout cela peut prendre du temps: «La politique nous apprend la patience, des années peuvent s’écouler de l’idée à la réalisation.»
L’important, c’est de se sentir concerné par ce qui se passe autour de soi, dans son pays: «Chacun doit faire entendre sa voix quand cela est nécessaire». Pour y arriver: s’engager en politique, envoyer des lettres ou des pétitions aux autorités, manifester dans la rue, voter. «Cela ne veut pas dire que vous serez toujours entendu ou que les choses vont immédiatement changer, mais si vous persévérez, peut-être qu’un jour votre idée se réalisera.»/i>
Grégoire estime que l’implication dans la société peut prendre diverses formes: «Pour cela, il existe des associations de quartier ou de bienfaisance, des clubs sportifs, etc.»/i>

Rechercher le bien de tous
Si Grégoire a choisi le parti socialiste (PS), c’est en raison de ses valeurs et de sa vision de la société. «Le PS est le parti qui correspond le mieux à mes idées: penser à ce qui serait le mieux pour tous et non pour soi ou une partie de la population, prendre soin des plus faibles et des minorités, créer une société où il fait bon vivre dans le respect des différences, rendre les études accessibles pour tous, etc.»

La foi nourrit l’engagement politique
Est-il sûr d’avoir fait le bon choix? Sa foi entre aussi en jeu, «elle me permet de comprendre dans quel monde je veux vivre, ce qui m’aide dans mes décisions». Par exemple, la Bible invite souvent à prendre soin des plus faibles et de ceux qui ont besoin d’aide, «car c’est comme si on s’occupait de Dieu. Cela se traduit en Suisse par les assurances et les aides sociales qui permettent à des personnes de vivre dignement, mais aussi par la protection des mineurs pour empêcher des abus de la part des parents. Chaque projet doit être étudié et pesé.»

Guillaume Saehr


«Mes convictions chrétiennes passent avant mes convictions politiques»


«Mon intérêt pour la politique est venu à l'école. J'ai toujours été étonné que certains professeurs se permettent de donner leur avis en classe, critiquant très souvent le même parti». Ce constat a conduit rapidement Yohan, aujourd’hui âgé de 21 ans, à se renseigner sur les principaux partis en Suisse et le système politique. «J'ai trouvé que le programme de l'UDC était le plus proche de mes convictions, notamment au sujet de la vision de la famille, de la proximité avec la terre ou encore par le soutien aux petits entrepreneurs». Il a donc rejoint le parti à 15 ans et s’y est engagé activement l’année suivante.

Foi et politique font bon ménage
Sa foi a une influence sur son engagement politique. «Mes valeurs sont présentes dans tout mon engagement: tant pour le soutien de la famille traditionnelle que pour une solidarité fondée sur la responsabilité individuelle». Yohan ne pense pas pour autant que l’Etat devrait être gouverné par l’Eglise et les chrétiens. Par conséquent, il ne se permettrait pas de proposer une modification de loi en se basant uniquement sur un verset biblique. Il n’empêche que la foi reste pour lui une priorité. «Mes convictions chrétiennes passent avant mes convictions politiques. Il est donc exclu que je m'engage pour des causes que je juge contraires à ma foi». Il n’a pour l’instant pas rencontré ce défi. «Je me sens de toute façon libre de prendre position contre mon parti quand je ne suis pas en accord avec lui.»
Yohan pense que les chrétiens doivent s'engager dans tous les domaines de la société. «La politique n'est qu'un exemple, mais il en va de même de l'enseignement, de l'administration, de l'agriculture, de la finance, etc. Soyons tous des exemples dans nos domaines respectifs, car c’est le meilleur moyen de partager l'Evangile.»

Un engagement à long terme
Pour l'instant, Yohan siège au Conseil communal de sa ville. Il est très actif à divers postes de son parti, notamment en tant que président des Jeunes UDC du canton de Vaud. Pour l’avenir, il aimerait bien faire son entrée au Grand Conseil vaudois: «Je pourrais ainsi amener de nouvelles idées pour le canton de Vaud. C'est le seul objectif que je me suis fixé pour l'instant. Mais si, à l'avenir, d'autres opportunités se présentaient, je serais ouvert à les saisir.»

René Progin

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