Comment choisir un prénom?

Aaron, Abdel, Achille, Adam... A l’heure de devoir choisir le prénom de leur enfant, certains futurs parents parcourent des «encyclopédies» de 12 000 prénoms, pour parfois arriver à la conclusion qu’aucun ne convient aux deux. Comment choisir? On vous épargne les conseils de pur bon sens : éviter les prénoms qui, donnés par admiration pour une star ou un défunt ancêtre, susciteront de perpétuelles moqueries ; ceux qui pourraient conduire à des jeux de mots poussifs avec le nom de famille (Armand Cuche, par exemple) ; ceux qui seront imprononçables ou mal abrégés. Bon, passons : tous les futurs parents ont déjà réfléchi à ces questions et ont finalement assez de doigté pour prendre leur décision.

«J’ai fait blocus»
Le plus intéressant (et défiant) est de cheminer paisiblement en couple pour parvenir à se mettre d’accord en fonction de critères communs. Si l’un est focalisé sur Athanase ou Godefroy, alors que l’autre veut à tout prix du Randall ou du Bruce, la discussion s’annonce passionnante.
Harold et Sophie ont eu quelques difficultés à trouver un prénom féminin. «Nous voulions une consonance un peu anglophone, quelque chose de pas trop ancien, ni de trop commun». Et Sophie, qui travaille dans une crèche, ne voulait pas d’un prénom qu’elle y avait rencontré. «Elle était beaucoup plus rigoureuse que moi !», glisse Harold. Après avoir parcouru un dictionnaire des prénoms, Sophie était branchée sur Kiara. «Moi j’ai fait blocus, impossible de m’y faire», raconte Harold. Leur choix s’est finalement porté sur Keyla, un prénom sur lequel Sophie avait «flashé» quelque temps plus tôt. La sélection s’est faite dans la paix : «Nous ne nous sommes pas pris la tête, nous en plaisantions plutôt.»

Fady et Nathalie ne se sont pas non plus disputés pour se mettre d’accord, même si le choix n’a pas été facile : «Chacun essayait de convaincre l’autre de son choix, tout en prenant en compte les propositions de l’autre. Ces moments nous faisaient parfois rire et nous apprenions à nous connaître toujours plus. Finalement, nous avons décidé d’opter pour le choix de l’un de nous deux, et de laisser l’autre décider le prénom du prochain enfant». Verdict : Joumana. «Nous voulions un prénom pas commun, qui nous plaisait et qui avait une belle signification.»
Loïc et Naomi ont appelé leur garçon Jonathan, un prénom que Naomi appréciait depuis toujours, du fait de sa signification (don de Dieu) et de l’histoire biblique le concernant, mais aussi parce qu’aucun enfant de leur entourage ne le portait. Et comme Jonathan figurait aussi sur la liste de Loïc, le choix était vite fait. «Pour Nina, notre fille, nous avons été fixés un mois avant sa naissance. Nous avions gardé plusieurs prénoms en tête. Nous voulions quelque chose de court». C’est Naomi qui avait un faible pour Nina. Son mari, d’abord pas convaincu, s’y est fait et a finalement proposé de bon cœur de garder ce prénom.

Jérémie Cavin

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