Il nettoie les océans

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Il n’y a pas d’âge pour faire bouger les choses! C’est ce qu’a compris Boyan Slat, jeune Néerlandais de 21 ans. Fervent défenseur de l’environnement, il est l’initiateur du projet The Ocean Cleanup.

Nettoyer les océans des déchets rejetés par l’homme, ni plus, ni moins! Voilà le but de Boyan Slat. Il a élaboré un projet concret et l’a proposé au public en 2012. Certains l’ont accueilli avec enthousiasme, d’autres n’ont pas cru en lui. Aujourd’hui la réalisation du projet est plausible: le dispositif a été testé et a montré des résultats prometteurs. Une opération à plus grande échelle sera lancée au Japon cette année. A long terme, l’équipe de The Ocean Cleanup a pour objectif de mettre en place un dispositif sur plus de 100 kilomètres entre Hawaii et la Californie.

Comment ça marche?
Le principe: réaliser une barrière flottante et nettoyer le Pacifique d’ici dix ans. Le dispositif aurait la forme d’un V et serait placé là où les marées créent des sortes de tourbillons. Les détritus plastiques seraient ainsi pris au piège au centre du V. La barrière flottante, visant uniquement la collecte de déchets flottants, ne sera pas équipée de filets mais d’un «rideau» immergé d’une profondeur de trois mètres. Ainsi elle bloquera les déchets, sans gêner la vie sous-marine.
Pour mener à bien son projet, Boyan Slat a lancé une campagne de financement participative sur internet. Au total, il a récolté deux millions de dollars. Les donateurs paient pour le nombre de kilos de déchets qu’ils souhaitent retirer des océans (un kilo de déchets correspond à un peu plus de six dollars). C’est bel et bien la force des idées qui peut changer le monde, pas le poids des années!

Les océans sont des poubelles
Nos océans sont vraiment pollués et il est urgent de faire quelque chose. Pourquoi? Déjà parce que la longévité des déchets plastiques peut atteindre plusieurs centaines d’années: ils ont donc un impact considérable sur l’environnement et sur notre santé.
L’ampleur de cette pollution plastique est telle que le phénomène est même appelé le septième continent: celui-ci aurait la taille de six fois la France. Bien sûr, en réalité ce «continent» ressemble plus à une soupe de plastique, constituée de millions de déchets épars. Le problème, c’est aussi qu’après un certain temps, ces détritus se fragmentent en fines particules et sont ingérés par la faune aquatique, y compris les poissons. C’est ainsi qu’ils finissent dans nos assiettes et que nous récoltons ce que nous semons. Dangereuses pour l’homme, ces matières sont soupçonnées d’avoir des effets négatifs sur la fertilité et de provoquer des cancers. Alors merci Boyan!

Par Gaëlle monayron

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