Sous l’eau, c’est si beau

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L’envie de plonger te démange? Véronique, six ans de pratique à son actif, te livre ses impressions et ses conseils.

Plonger, c’est pénétrer dans un monde silencieux, loin du bruit et des activités frénétiques que nous connaissons souvent sur terre. «Quand on plonge, il y a tellement de choses à gérer et d’informations sensorielles que notre cerveau est trop occupé pour s’inquiéter de tout ce qui peut se passer en haut», témoigne Véronique.
Et puis, ce monde est rempli de merveilles. «Lorsque je mets la tête sous l’eau, la première chose dont je me rends compte est combien c’est un honneur de pouvoir découvrir ce monde incroyable créé par Dieu.» En mer, en lac, en rivière et même sous glace dans des lacs de montagne… les possibilités de la plongée sont nombreuses. C’est aussi une manière de découvrir son pays, de voyager et d’enrichir son album photos.

Mais on ne se jette pas à l’eau comme ça. Il est fortement conseillé de faire au minimum un brevet pour pratiquer régulièrement ce sport. «Le corps humain n’est pas vraiment fait pour évoluer dans cet environnement. Il est important de comprendre les dangers, de respecter une certaine discipline, de connaître le matériel et de savoir l’utiliser comme il faut pour pouvoir profiter de la plongée sans se mettre en danger, ni mettre en danger ses binômes», explique Véronique, qui possède plusieurs brevets et certifications reconnus à l’étranger.

Comme un poisson dans l’eau
Pour plonger, il faut évidemment aimer avoir la tête sous l’eau. Ce qui n’est pas donné à tout le monde. «J’aime plonger parce que j’ai l’impression d’être libre, mais certains se sentiront enfermés, écrasés sous l’eau», reconnaît Véronique. Il faut aussi savoir se mouvoir dans l’eau car les lois de la physique sont complexes. Ce n’est pas parce qu’on a compris la loi d’Archimède qu’on sait pour autant flotter!

Le contrôle médical est un passage obligé. «Certaines malformations congénitales empêchent des personnes de faire les manœuvres de dépressurisation, et les dangers pour le corps sont importants si on ne peut les faire correctement. Il y a aussi d’autres complications médicales qui pourraient empêcher de plonger», explique Véronique.

Un environnement à risques
Le premier danger de la plongée c’est évidemment de se noyer. Mais il y a des milliers de façons de se noyer. La sécurité (la sienne et celle de son binôme) est donc très importante. Il faut ainsi veiller à faire le nécessaire pour réduire les risques d’un accident sous et hors de l’eau. «Si une tempête se lève, il ne faut par exemple pas se mettre à l’eau. Parce que même si sous l’eau ça ne bouge pas beaucoup, on ne connaît pas les conditions qui nous accueilleront à la sortie. Il est si facile de chuter à la sortie de la plongée avec 45 kilos de matériel sur le dos et des palmes aux pieds!»

Il est possible de louer du matériel auprès de spécialistes. Acquérir le sien est faisable, mais cela a un coût et nécessite d’en prendre soin. Et puis, si on a commencé à plonger et qu’on aime ce sport, il est important de le pratiquer régulièrement. Car la prise de risques inutiles et le manque de pratique entre les plongées sont les principales causes d’accidents.


Par Michael Bassin et Joëlle Lehmann

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