Il y a 50 ans, JEM s’établissait à Lausanne

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La cathédrale a accueilli un culte de reconnaissance début septembre, avec des pionniers toujours aussi fringants.

Le 2 septembre, un public fourni et multiculturel est venu célébrer en la cathédrale de Lausanne le demi-siècle d’implantation de Jeunesse en mission (JEM) dans cette ville. C’est en 1969, année marquée par les premiers pas sur la Lune, que le Chalet-à-Gobet accueillait le premier centre de formation au monde de l’organisation et qu'était lancée une première école d’évangélisation.
Dans son allocution, le directeur de JEM Lausanne Markus Steffen s’est émerveillé que l'organisation missionnaire se soit répandu dans 160 nations et forme 30 000 étudiants par année avec, à la clé, des milliers de vies transformées.

Merci aux chrétiens de Romandie
«Toute notre reconnaissance va aux chrétiens romands et lausannois, qui nous ont soutenus par leurs prières et leur grande générosité. Cela a permis qu’une vague missionnaire parte dans le monde», a déclaré Markus Steffen, en faisant allusion à la vision du fondateur Loren Cunningham.

Témoins des bienfaits dans leur vie
Deux témoins ont ensuite évoqué l’influence sur leur vie de leur formation en Ecole de disciple ou à l’Université des Nations. Flûtiste de renom, le Coréen d’origine Solnamoo Song a découvert Jésus suite à une rencontre avec des Jemiens au bord du Léman, alors qu’il projetait de se suicider. Ses interprétations musicales n’ont pas laissé insensible le public de la cathédrale.
Ancien président de l’EPFL et du conseil synodal de l’EERV, Jean-Claude Badoux a dressé un bref historique du zèle missionnaire en Romandie jusqu’à la création de JEM, il y a deux générations, qu’il a qualifiée de «don de Dieu», tout en relevant que la mise en pratique de l’ordre missionnaire de Jésus s’accompagne souvent de persécution.

Loren Cunningham rêve encore
Impressionnant de dynamisme pour ses 84 ans, Loren Cunningham s’est longuement exprimé sur ce qui a été et reste le moteur de son existence: que toutes les nations soient «trempées» dans l’enseignement du Christ. Celui qui a visité tous les pays du monde s’est réjoui de l’augmentation du taux de chrétiens, une tendance irréversible. «La croissance du Royaume de Jésus n’a pas de fin», a-t-il affirmé, se référant au texte du prophète Habacuc: «Car la terre sera remplie de la connaissance de la gloire de Dieu, comme les eaux recouvrent le fonds des mers.»
Le fondateur a relevé qu’au début de JEM, certains pays ne comptaient aucun croyant en Jésus, alors qu’aujourd’hui, il y en a même dans des pays qu’on pense fermés à l’Evangile. «Des millions de musulmans ont des visions de Jésus. Ceci se produit souvent pendant le mois de prière qui leur est dédié», a-t-il encore souligné.
Autre développement encourageant, celui de la louange et de l’adoration autour du monde. Pour Loren Cunningham, le grand défi reste la traduction et la diffusion de la Bible. Et d’en expliquer l’importance: lors de la Réforme, la traduction de la Bible en vingt langues européennes fut l’événement fondateur de la civilisation occidentale: sciences modernes, arts, éducation, tout s’est développé. Et Loren Cunningham de lancer un appel: «2020 sera l’année globale de la Bible. Et si on offrait à Jésus comme cadeau de Noël des traductions dans 1600 langues?»

Sandrine Roulet

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