Elle a failli perdre la voix, mais pas la foi

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Marylène témoigne de son expérience de maladie, de l’annonce d’une possible fin de carrière à un disque empreint de toute sa reconnaissance pour son plein rétablissement.

Le chant est sa vocation, pourtant Marylène aurait bien pu perdre sa voix. Un soir de début d’été, alors en parfaite santé, la Savoyarde est convoquée avec son mari par son endocrinologue, après une banale analyse de thyroïde. «La médecin m’a annoncé avec gravité et sans détour que j’avais un cancer». C’est pour la mère de famille un énorme coup de massue. L’endocrinologue poursuit en évoquant deux éventualités: celle d’une chimiothérapie postopératoire en chambre plombée et celle d’un risque d’abîmer voire de perdre sa voix.

Son premier réflexe? Prier
Marylène est sous le choc. «Je ne comprenais pas. C’était quelque chose d’autant plus lourd à porter que je ne m’y attendais pas du tout.» De retour chez elle, la chanteuse décide dans un premier temps de ne rien dire à ses filles de treize et cinq ans, pour ne pas les affoler. Avec son mari, elle commence à prier en demandant à Dieu d’intervenir et de la guérir.
Le lendemain matin, au petit déjeuner, elle confie à sa fille aînée qu’elle va devoir subir une opération, sans lui en dire davantage. «Elle m’a simplement répondu: “Tu sais, Maman, il y a plein de gens qui se sont fait opérer avant toi”. Cela peut paraître anodin, mais ça m’a réconfortée.»
Marylène est informée qu’une opération de la thyroïde, proche du nerf laryngé récurrent, comporte un risque de modifier sa voix. Elle continue de croire que Dieu peut la guérir. «J’étais comme Abraham, prête à sacrifier ma vie, ma voix et mes engagements dans la musique, en un mot: à rendre à Dieu ce qu’il m’avait donné. C’était vraiment une expérience de foi.» Cette foi dans laquelle elle puise, la chanteuse l’entretient depuis son jeune âge, étant née et ayant grandi dans une famille engagée, avec un père pasteur et une mère «femme de prière».

Complètement guérie
Dix jours après l’opération, l’endocrinologue annonce par téléphone à Marylène qu’elle est complètement guérie et qu’une chimiothérapie n’est donc pas nécessaire. Quel soulagement pour la chanteuse! «Dieu est proche de nous, il nous aime, il est fidèle et répond aux prières», assure-t-elle.
Guérie, elle n’est toutefois pas encore rétablie. Surtout, elle s’interroge: va-t-elle retrouver complètement sa voix? Pouvoir de nouveau se produire en concert, partir en tournée? Plusieurs semaines après l’opération, inquiète d’une voix rauque, Marylène téléphone au chirurgien. Non seulement celui-ci la rassérène mais il l’assure qu’elle va continuer de chanter et refaire des albums. «Dieu l’a utilisé, lui aussi, pour me réconforter et d’une certaine manière, pour prophétiser. J’ai saisi sa parole au bond: “Seigneur, je crois en toi.”»

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Invitée à chanter, elle témoigne plutôt
Surtout, Marylène s’est rendue compte que même sans sa voix, même en convalescence, même au travers de la maladie, Dieu pouvait l’utiliser. Quelques mois après l’opération, de passage dans l’Eglise de ses beaux-parents, en plein culte, le pasteur qui l’a reconnue l’invite sur l’estrade. Il lui propose de partager soit un chant soit une pensée. N’ayant pas encore entièrement recouvré sa voix, Marylène se retrouve un peu confuse, mais décide de parler de son expérience de guérison, «de la bonté et de la fidélité de Dieu». Ses paroles constituent une réponses aux prières d’une femme en particulier: l’épouse du pasteur. «Pas besoin d’être à 100% de ses dons pour servir Dieu et encourager les autres», témoigne Marylène aujourd’hui.

Un septième album
Ce n’est qu’au bout d’un an – une éternité, pour cette passionnée – que la chanteuse se sent suffisamment rétablie pour se remettre pleinement à chanter. «J’avais choisi d’être sage et de reprendre progressivement. Cette période m’a appris la patience.»
Aujourd’hui, elle partage son témoignage lors de ses concerts. Elle a même pu sortir son septième album l’an dernier. Tu es ma victoire s’inspire directement de son vécu. C’est sa façon de rendre hommage à Dieu qui l’a guérie. «J’ai goûté à la présence et à la puissance de Dieu. J’aime le partager avec le public.»
Cette «victoire» a été célébrée avec sa famille qui l’a soutenue dans les moments difficiles et s’est unie dans la foi.

David Métreau

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