Hack ma Bible, deuxième édition

image: Hack ma Bible, deuxième édition
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Le sprint collaboratif a mis aux prises quarante créateurs. L’enjeu: valoriser la Bible.

Du 27 au 29 septembre 2019 avait lieu à Paris la deuxième édition de HackMyBible, un événement organisé par l’Alliance Biblique Française (ABF) et l’association HackMyChurch.

Chez les Jésuites
C’est l’effervescence. Il ne reste plus que quelques minutes avant la présentation des différents projets. Chaque équipe s’active dans les locaux cosy et surprenants de la maison Magis, un espace de coworking jésuite en plein cœur de Paris. La cause de tant d’agitation? Un «hackathon» autour de la Bible! Yves-Armel Martin, fondateur de HackMyChurch et partenaire de l’événement, aime évoquer l’image d’un «sprint collaboratif». «Chaque équipe de volontaires a quarante-huit heures pour réaliser le projet le plus abouti possible» explique-t-il. L’objectif? Innover autour de la Bible pour en renouveler la lecture et toucher de nouveaux publics.

Des profils différents
Pour prendre part à l’événement, les participants ont dû faire acte de candidature. Seule une quarantaine ont été retenues, pour faciliter l’organisation. Leurs profils se voulaient diversifiés et complémentaires. Etaient présents des développeurs, des graphistes et des biblistes. Les organisateurs cherchent ainsi à rassembler des personnes qui ne se seraient pas rencontrées autrement. À l’image de l’Alliance Biblique Française, l’événement se voulait également œcuménique. Son secrétaire général, Jonathan Boulet, s’émerveille de cette richesse. «La diversité sociale, culturelle ou encore confessionnelle des participants me touche» confie-t-il.

Deuxième édition
Déjà bien affiné, le concept est pourtant récent. Il s’agissait seulement de la seconde édition française de HackMyBible, la première ayant eu lieu l’année dernière. Initiative hexagonale, l’idée s’exporte aussi à l’étranger. Jonathan Boulet se réjouit ainsi qu’un même événement ait pu voir le jour au Kenya, au Chili et prochainement en Allemagne.
Par rapport à la première édition, quelques évolutions ont été apportées. «L’an dernier, les projets étaient orientés essentiellement sur le numérique» explique Yves-Armel Martin. «Cette fois, nous avons ouvert à la réalisation de jeux de société.»

Le défi de la concrétisation
Au total, huit équipes ont été constituées et amenées à travailler sur autant de projets. Deux d’entre elles ont été retenues pour présenter leur innovation devant quatre mille personnes le dimanche, lors d’une messe de clôture du Congrès Mission, le rassemblement des catholiques français sur l’évangélisation.
Arrivé en deuxième position, Eduardo Peres, un ingénieur et entrepreneur de vingt-huit ans, a créé avec son groupe un jeu de société qui permet d’avoir une vue d’ensemble d’un livre biblique. Il se réjouit de sa première participation: «C’était très bien préparé. Il y avait plein de ressources à disposition, qu’elles soient matérielles ou humaines.» Le défi est d’arriver à concrétiser les prototypes qui ont vu le jour durant le week-end. Il faut passer d’un sprint à une course de fond!

Nicolas Fouquet

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