Il était une foi...

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Avoir un fils et ignorer ce qu’il est devenu est un drame pour une mère, surtout veuve et dans un pays comme l’Indonésie. La famille vivait sur l’île chrétienne de Sabu. Encore jeune, l’aîné des enfants, Benyamin, était monté en cachette sur un bateau avec quelques amis. Endormis, les garnements ne se sont pas rendu compte que le bateau filait vers une toute autre région d’Indonésie...
Par la suite, ayant déménagé sur l’île de Flores et sans nouvelles de son fils, la maman s’occupait de son deuxième fils, peu instruit, tout en fondant de grands espoirs sur le troisième, Titus, lequel a pu faire des études en théologie. Et voilà que celui-ci lui annonce son intention de devenir missionnaire! Pire: son appel l’oriente très loin, vers un pays d’Afrique! La maman s’y refuse, «sauf si Dieu me ramène mon fils perdu» promet-elle.
En lutte intérieure, Titus se décide à suivre malgré tout la formation à Singapour. A ses condisciples, il partage son fardeau. Tous prient pour le frère disparu. Et le miracle s’accomplit: un jour, la mère de Titus reçoit la visite d’une femme de Java qui pose beaucoup de questions. A la maman intriguée, l’étrange visiteuse explique qu’elle a rencontré Benyamin en Papouasie. D’abord enfant des rues, ce dernier a trouvé un travail dans un commerce. La femme qui se tient devant elle n’est autre que son épouse. Les déménagements et la distance ont rendu la recherche de ses racines difficiles, mais voilà, la Javanaise demande à sa belle-mère émue de bénir leur union... Belle et réelle parabole moderne: la mère retrouve son fils aîné perdu et laisse son cadet aller servir Dieu dans le pays lointain de son cœur.

Michel Beghin

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