La lauréate de la BD chrétienne 2010 est Japonaise

Elle a reçu le prix 2010 de la bande dessinée, catégorie «chrétien», le 28 janvier, dans le cadre du festival d'Angoulême. Malheureusement, la Japonaise Kozumi «Kelly» Shinozawa n'a pas pu se déplacer pour le recevoir en mains propres. Cependant, pour elle, l'honneur est immense. La dessinatrice de manga, âgée de trente-neuf ans, parle même de «miracle». Car elle a un temps songé à ranger ses stylos

Le manga rencontre un véritable succès dans toutes sortes de cultures. Pourquoi selon vous?
C'est un média facile à comprendre pour les adultes et les enfants et qui ne nécessite aucun matériel électronique. moi-même appris l'Histoire par la lecture de mangas.

Comment avez-vous entrepris d’appliquer le manga au texte biblique?
Quand j'ai dessiné le «Messie», j'avais vraiment envie de dessiner du jamais vu ; quelque chose qui capte et qui exprime l’essence japonaise du manga. J’ai vu de nombreux dessins religieux. Mais j’ai décidé de les ignorer et de dessiner les personnages qui me venaient naturellement à l’esprit.
Bien sûr, je l’ai fait seulement après avoir mené des recherches approfondies sur la Bible.

Quel a été le plus grand défi dans ce travail ?
En fait, ce n’était pas tant une question de difficulté que de pression. Je suis sûre que les lecteurs le réalisent en lisant l’album : le visage de Jésus a changé au fur et à mesure que je l’ai dessiné.
La scène la plus difficile à réaliser a été la crucifixion. J’étais chargée de tristesse en la réalisant. Mon père venait de décéder d'un cancer. A cause de ce deuil, la souffrance de Jésus s’est faite très réelle pour moi. J’ai travaillé avec des larmes et je disais en dessinant : «Je suis désolée, Jésus. Je suis tellement désolée !»

Quel rôle joue votre foi chrétienne dans votre travail ?
J’ai rencontré le Christ au cours de l’été 2004. J’étais alors étudiante à New York et j'avais cessé de dessiner du manga. J’ai entendu parler de l’amour de Dieu pour la première fois grâce à ma colocataire. J’ai senti l’espoir jaillir en moi. J’ai également été libérée de la dépression avec laquelle je me débattais depuis longtemps. J’avais décidé il y a longtemps que quelle que soit la personne qui m’en libérerait, je ferais tout ce qu’elle voudrait. Depuis que je connais le Christ, je lui ai remis ma vie entièrement.
Lorsqu’une autre chance de dessiner des mangas s’est présentée, je savais que ça venait de lui. Je suis convaincue que le manga n’est pas mon travail, mais le travail de Dieu au travers de moi.

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