Ils roulent pour Jésus

Arborant respectivement un «Jesus loves you» et un «I love Jesus» sur leur casque de pilote automobile, les Brésiliens Felipe Guimaraes (né en 1989) et Leonardo Cordeiro (né en 1991) militent tous deux en GP3, la très compétitive antichambre de la Formule 1. Notre chroniqueur les a rencontrés lors du grand prix d’Hockenheim (D), l’été dernier

Pourriez-vous vous présenter en deux mots?
(Felipe Guimaraes) Je viens de Brasilia, la capitale. J’ai commencé à l’âge de sept ans par le karting, puis j’ai couru en F3 sud-américaine, en A1GP (championnat du monde de sport automobile par nation) et en GP3 cette année. J’ai aussi participé à quelques courses de F3000 et à quelques manches d’Indy Light l’année dernière aux Etats-Unis. J’espère pouvoir continuer en GP3 l’année prochaine.
(Leonardo Cordeiro) Je viens de São Jose dos Campos. C’est une merveilleuse ville de l’Etat de São Paulo. J’ai commencé la course par le karting à l’âge de douze ans et j’ai été champion de F3 sud-américaine en 2009.

Vous n’avez pas peur d’afficher votre foi.
(FG) C’est ma façon de proclamer l’amour de Dieu pour nous. Il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il hérite de la vie éternelle. Jésus est bien le Seigneur de ma vie!
(LC) Je suis croyant depuis tout petit, mais cela fait trois ans que je suis réellement chrétien: c’est-à-dire que je témoigne aux autres de l’amour de Jésus et que je partage sa parole avec mes voisins. J’ai compris que chacun a le droit de connaître Dieu et j’utilise mon sport pour atteindre ce but. Les passionnés de sport auto se demandent pourquoi je le mets, lui, en priorité, avant le sport, avant tout le reste. Je crois que le message que les gens reçoivent est que le plus important dans cette vie est de connaître son Dieu.

Votre championnat, le GP3, vous fait beaucoup voyager. Comment restez-vous connecté à Dieu?
(FG) Quand je suis chez moi au Brésil, je vais dans mon Eglise. C’est vrai qu’il m’arrive d’être loin de chez moi pour deux mois d’affilée, alors je prie et je lis ma Bible chaque jour.
(LC) J’essaie toujours de trouver du temps pour travailler dans l’Eglise, même à Oxford, où je vis pendant la saison. C’est un besoin plus qu’une obligation: étudier la Bible, louer Dieu et donner des coups de mains à l’équipe «accueil des étrangers» de l’Eglise que je fréquente.

Quelles sont les réactions de la part du public ou des gens du paddock?
(FG) Elles sont positives, y compris de quelques autres pilotes qui m’ont approché pour me dire qu’ils partageaient ma foi.
(LC) Je n’ai pas vraiment de réactions, mais tout le monde le voit et cela me suffit. Après réflexion, les gens pourront comprendre qu’ils ont besoin de Dieu. Mon travail sera fait!

Quels sont vos espoirs ou vos attentes en sport automobile?
Felipe: Réaliser mon rêve de courir en Formule 1, proclamer l’Evangile du Christ!
Leonardo: Mon rêve a toujours été la F1, mais j’ai les pieds sur terre. Je fais de mon mieux en bossant dur, mais Dieu décidera du chemin qui s’ouvrira pour moi!

Felipe, tu es coaché par Alex Ribeiro, un ancien pilote professionnel qui affichait aussi sa foi. Partagez-vous aussi la foi?
Alex est un homme de Dieu. Il l’a mis sur mon chemin pour me soutenir spirituellement. En plus, c’est un conseiller qui a une expérience de pilote de F1! Nous prions toujours en début de matinée, invoquant la présence de l’Esprit de Dieu sur nous afin de nous guider, de nous fortifier et de nous libérer! Nous prions aussi à la fin de chaque journée de travail et, avant de nous coucher, nous prions et étudions la Bible mettant nos pensées à la lumière de la Parole.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui veulent se lancer dans le sport de haut niveau?
(FG) De chercher à être le meilleur, de lutter pour réaliser ses rêves mais toujours de façon honnête, avec humilité et ne jamais se détourner du but qu’est Jésus!
(LC) Ayez confiance! Tout le reste se trouve dans les paroles et les actes de Jésus. Aimer le Père plutôt que le monde. Ce n’est pas toujours facile, mais en prenant du temps avec Dieu, chaque jour nous y arriverons!

Jean-Philippe Rossel

Je m'abonne à Just 4U | Achat au N° | Autres articles de ce N°