Elle a quitté son confort pour un pays étrange

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Et encore...

27 heures de bus pour aller dans un coin perdu
Après un mois dans la capitale, Mélodie a pu faire un trekking au «Far West» du Népal avec une équipe. 27 heures de bus ont été nécessaires pour rejoindre leur destination. «Pendant dix jours, nous avons eu l’occasion de rencontrer les habitants de villages uniquement accessibles à pied, découvrir comment ils vivent, ce qu’ils croient et partager ensemble nos expériences», relate Mélodie.

Les Hindous ont 330000 dieux… Mélodie a été très touchée par le premier culte qu’elle a vécu dans une Eglise népalaise (il y a en 300 à Katmandou). Elle commente: «Il faut savoir que la religion hindoue est tenue par de nombreux rituels. La grande peur des gens est d’oublier l’un de leurs 330 000 dieux et de recevoir ensuite une malédiction. A l’inverse, en Jésus ils découvent la paix, la liberté, la grâce, la pardon et l’espoir». Mélodie a été particulièrement heureuse quand un homme a voulu en savoir plus sur Jésus. Il avait été interpellé que des jeunes chrétiens étrangers aient un tel amour pour les Népalais et quittent leur confort pour les servir.

Le verset qui a encouragé Mélodie Soyez fermes, inébranlables, progressez toujours dans l’œuvre de Dieu, sachant que votre travail n’est pas vain pour lui (1 Cor. 15,58)

Des vaches qui broutent sur un tas d’ordures, un trafic à plusieurs voies sans signalisation, des mendiants au bord de la rue, des temples hindous, de magnifiques montagnes, des enfants barbouillés mais radieux: quand Mélodie arrive au Népal, en janvier 2010, elle est aussi dépaysée que si elle avait atterri sur la Lune…

La culture n’a rien à voir, la langue non plus. Il faut apprendre à s’orienter dans la capitale Katmandou, à marchander les prix et à vivre en communauté. A 21 ans, Mélodie s’apprête donc à vivre huit mois dans ce contexte bien différent de chez elle et de ses études universitaires…

Huit mois pour s’occuper des enfants
Mais reprenons depuis le début! Comment une fille comme elle en est-elle arrivée à quitter son confort pour le Népal? «Je voulais prendre une annéee sabbatique, pas pour me reposer mais pour travailler et découvrir le monde». Alors quand elle trouve le site internet d’une ONG chrétienne qui propose des missions à court terme, son cœur se met à battre. Elle sent que c’est le bon plan. Au Népal, les possibilités de service sont nombreuses, en particulier pour le travail auprès des enfants de la rue, dans les bidonvilles, les orphelinats ou les écoles.

Indigestions et lumière à la bougie
Malgré son enthousiasme, Mélodie a quelques doutes avant son départ: «Que vais-je pouvoir faire là-bas? Arriverai-je à apprendre le nepali? Comment parler de Jésus-Christ dans un pays où les religions hindoue et bouddhiste sont autant marquées?». Elle a quand même la certitude que sa place est là-bas. Au début, il faut de la persévérance pour arriver à s’adapter. Loger avec trois Coréennes, une Tchèque et une Anglaise, c’est déjà un choc culturel en soi! «Avoir le sens de l’humour, ça aide!». Et il faut apprendre à prendre les choses du bon côté quand on se retrouve avec une indigestion de quatre jours parce que l’on a bu une petite goutte d’eau non-potable… «On réalise que la santé est un cadeau, pas une chose acquise! Tout comme l’électricité: la plupart du temps, nous devions allumer des bougies.»

«Chaque jour était un défi»
Pour mieux apprendre la langue, Mélodie séjourne deux semaines chez une famille népalaise, où elle participe au travail agricole dans un cadre paradisiaque. Au bout de trois mois dans ce pays, elle se débrouille bien avec la langue et peut commencer son travail auprès de petits enfants et de jeunes filles dans un orphelinat.
On l’encourage aussi à chercher comment Dieu veut l’utiliser dans la ville. Assise sur un banc, elle se met à prier: «Je ne sais pas où aller, guide-moi auprès des personnes que tu souhaites que je rencontre». A peine a-t-elle terminé qu’une porte s’ouvre sur sa gauche: un jardin d’enfants se trouve là! Tous les mardis, Mélodie va donc aider les quatre éducatrices à s’occuper des quarante petits qui leur sont confiés.

Même si elle a été souvent malade, Mélodie ne regrette pas son expérience au Népal. Elle a ouvert les yeux sur le monde et appris à mieux se connaître. «Ce temps au Népal m’a aussi permis de me rapprocher encore plus de Dieu et de dépendre plus de lui. Chaque journée était un défi et un risque, mais Dieu pourvoit toujours.»

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