Elle a distribué de la soupe aux SDF

image: Elle a distribué de la soupe aux SDF
© Alliance Presse

Et toi, que peux-tu faire?

L’expérience de Phoebé te fait envie? Tu as toi aussi la possibilité de distribuer une fois les soupes de nuit, ou même de devenir un bénévole régulier pour l’Armée du Salut. Dans plusieurs villes de France (comme Lyon, Paris ou Nice) et de Suisse (par exemple Neuchâtel), de telles actions sont mises en place. Et comme l’hiver est là, c’est le moment idéal pour donner un peu de chaleur humaine à des personnes qui en ont bien besoin.
Mais ce n’est pas tout: l’Armée du Salut. recherche toujours des volontaires pour divers services, aussi utiles pour les autres qu’enrichissants pour toi. Collecte de marmites, chant ou musique dans la fanfare ou encore participation à une crèche vivante: il y en a vraiment pour tous les goûts. Des visites aux personnes âgées sont aussi une manière d’apporter un peu de joie autour de toi: tu peux par exemple t’engager à rencontrer régulièrement une même personne pendant quelques mois.

Phoebé a participé aux soupes de nuit à Paris. Objectif de l’opération: distribuer des soupes aux plus démunis et en profiter pour les réconforter et échanger quelques mots avec eux. Cette activité est organisée par l’Armée du Salut, qui met en place plusieurs actions de ce type pour aider les gens qui en ont besoin

Comment s’est passée cette soupe de nuit?
L’Armée du Salut transporte dans un camion tout le matériel (barrières, nourriture, boissons) et on installe tout avant l’arrivée des gens. On fait alors une chaîne: chacun a la mission de distribuer quelque chose, l’un le pain, un autre la boisson, etc. Si on laissait les gens se servir, cela pourrait tourner à la bagarre. Après la distribution, il ne reste rien!

A quelles personnes as-tu donné de la soupe?
Toutes sortes de personnes sont venues, mais en particulier des SDF ou des mendiants. Souvent des étrangers qui ne savaient pas où aller pour trouver à manger.

Leur as-tu parlé?
Pas énormément, parce qu’ils ne parlent souvent pas français ou qu’ils ne parlent tout simplement pas beaucoup. Mais j’ai quand même pu échanger quelques mots avec deux ou trois personnes.

Quelle est la plus grande souffrance de ces personnes dans la rue?
Cela dépend. Mais la plupart souffrent de solitude ou de ne pas avoir un endroit agréable pour vivre. C’est impressionnant de voir que ces gens dorment dehors en plein hiver!

Quelles leçons as-tu retirées de cette expérience?
On a la chance d’avoir un chez nous, une famille, une école, des amis, toutes ces choses qui nous paraissent normales. Souvent, je ne prends pas assez conscience de tous ces privilèges et je n’en profite pas assez.

Gardes-tu un souvenir particulier?
J’ai eu l’occasion de rencontrer un SDF vraiment sympa, qui m’a dit: «Toi, tu vivras quelque chose de grand». Cela m’a bouleversée de voir que ces gens arrivent encore à encourager d’autres personnes qui vivent dans de meilleures conditions qu’eux.

Nathalie Egger

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