En Inde, ils ont compris beaucoup de choses!

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© Alliance Presse

Naomi et Théo sont chacun partis en Inde à court terme. Ils te racontent leur expérience et leurs découvertes.

Rencontrer des chrétiens indiens, c’est hyper boostant!
«J’ai réalisé la valeur de l’être humain et combien chacun est important aux yeux de Dieu», raconte Naomi, 21 ans, partie un mois en Inde. Ce voyage était organisé par son école biblique Factory.

Dans des centres de formation
Lors de son voyage, Naomi a eu l’occasion, comme beaucoup d’autres, d’apporter un enseignement aux futurs pasteurs qui sont en formation dans les centres d’Empart, une organisation qui implante des Eglises en Inde. Ces jeunes pasteurs sont formés durant un an. Ils sont ensuite engagés par les différentes Eglises implantées par Empart; ils y travaillent parfois au péril de leur vie. Dans ces centres, chacun est considéré comme étant apte à enseigner, qu’il soit jeune, vieux, blanc, noir, femme ou homme. «C’est un échange culturel», confie Naomi.

Auprès des femmes et des enfants
Naomi a passé beaucoup de temps dans des centres de formation pour femmes, où elle a pu clairement voir l’action de Dieu: elle a par exemple vu des femmes tomber en larmes, parce que touchées par Dieu. Elle a également participé aux activités organisées pour les enfants. Il s’agissait d’animer des jeux ou des sortes «d’écoles du dimanche», durant lesquelles les enfants pouvaient en apprendre plus sur Dieu.

Dépendre de Dieu
Par ce voyage, Naomi a appris à dépendre davantage de Dieu. «Lorsqu’on ne connaît ni la culture, ni la langue, ni les coutumes, on peut juste s’en remettre à Dieu et croire qu’il agit dans la vie des gens, indépendamment de ce que l’on voit». Elle a aussi vu des gens être guéris de maladies.

L’unité malgré les différences
Naomi a été encouragée de voir combien il y avait une grande unité entre les Indiens et les chrétiens venus d’ailleurs. Elle s’est rendu compte qu’elle avait trop longtemps vécu comme dans une bulle. En Suisse, elle ne voyait pas beaucoup plus loin que le bout de son nez: son Eglise locale, sa ville, éventuellement son pays. «J’ai pris conscience que nous sommes unis avec les chrétiens de toute la planète». Elle a notamment souvent prié avec les Indiens qu’elle côtoyait et elle leur a partagé ce qu’elle pensait que Dieu voulait leur dire. Elle a également été boostée en voyant la foi, la détermination et l’amour de ces personnes qui n’ont presque rien pour vivre, mais qui se considèrent plus heureuses que les chrétiens de la ville par exemple. «Cela m’encourage à persévérer pour annoncer l’Evangile ici.»

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«C’est super cool de voir autre chose!»

Avant de partir en Inde avec sa famille, Théo, 13 ans, n’était pas tout à fait rassuré. C’était une expérience nouvelle, il n’avait jamais voyagé aussi loin et il s’attendait à un sacré choc culturel et à un confort pas forcément à la hauteur... Mais aujourd’hui, de retour en Suisse, il a le sourire jusqu’aux oreilles et est très heureux d’avoir pu faire ce voyage inédit.

Des rots après les repas
Choc culturel, il y a eu, même si certaines différences relèvent surtout de l’anecdote: «J’ai été surpris de voir que beaucoup d’Indiens rotent après le repas. Certains le font même pendant les prédications. Nous devions nous retenir de ne pas pouffer!». Surprenant, en effet. «Tout est aussi beaucoup plus coloré, en particulier les habits. Et comme nous étions là-bas juste après la fête des couleurs, ils se balançaient des pigments de couleurs les uns sur les autres. Il faut également être bien accroché avec les odeurs et la nourriture. Vers la fin, nous en avions un peu marre. De retour en Suisse, nous avons presque couru au McDo!». Mais pour Théo, pas question de dire que la culture de «chez nous» est mieux que celle des Indiens. «Eux, ils sont habitués. Et c’est super cool de pouvoir voir autre chose!»

«Cela nous pousse à moins râler!»
Certains aspects de la vie indienne sont cependant plus déplaisants. «Nous avons visité un centre d’enfants dans un bidonville. Et là, ça m’a choqué de voir une femme qui lavait sa vaisselle dans la boue. Cela nous pousse à moins râler!». Surtout que les Indiens, eux, ne sont pas de gros râleurs... Théo a été très interpellé par leur contentement: ils sont reconnaissants avec beaucoup moins que nous. De retour en Suisse, il espère bien ne pas oublier cette leçon de vie.

«Ils ont une foi énorme»
Il se souviendra aussi longtemps de la foi des chrétiens indiens. «Ils m’ont beaucoup touché! Ils ont une foi énorme, prient beaucoup, n’ont peur de rien et ne désespèrent pas. Et pour eux, parler de Dieu autour d’eux n’est pas un problème!», s’exclame Théo. Il se souvient d’une scène particulière: vingt Indiens entassés sur un balcon pour le culte! «En plus, ils écoutaient! Ils ont d’ailleurs une grande soif de Dieu et d’apprendre, ils seraient prêts à être enseignés plus de six heures si on le leur demandait!»

Ils ont besoin d’encouragements!
Théo a donc beaucoup appris de son voyage. Mais il s’est aussi rendu compte que partir dans un pays pauvre, ça apporte beaucoup aux gens du lieu. «Ils vivent au jour le jour et gagnent peu, certains sont dans une grande pauvreté. Alors ça leur fait du bien de nous voir. Nous pouvons vraiment les encourager en leur rendant visite! Je ne retournerai pas forcément en Inde, mais j’ai très envie d’aller voir d’autres pays et d’autres chrétiens». Et toi, prêt à tenter pareille aventure?

Par Jérémie Cavin

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