Son métier, découvrir les dons de chacun

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«Etre responsable ressources humaines, c’est être au service d’une entreprise dans son ensemble», explique Célia. Sa mission: gérer les différentes personnes qui composent l’entreprise pour qu’elle fonctionne au mieux de ses capacités. Par exemple, en évitant de mettre un gars hyper timide à la caisse d’une banque, où il rencontrera des gens à longueur de journée.

Penser aux intérêts de tous
Ce métier exige des qualités d’écoute et de disponibilité. «Il faut savoir écouter les salariés pour connaître leurs besoins, mais aussi écouter la direction pour comprendre ses attentes», précise Célia. Un travail d’équilibriste qui suppose d’être doué dans les relations et de bien maîtriser les règles de communication. Eviter de dire n’importe quoi à n’importe qui, donc…

«Parfois, j’ai l’impression de faire un métier de traductrice», s’amuse Célia. «Souvent, j’explique au salarié ce que le patron a voulu dire et réciproquement». Il n’est pas facile de faire en sorte que les intérêts de tous puissent aller dans le même sens. D’un côté, le patron veut faire gagner de l’argent à son entreprise; de l’autre, le salarié veut que son salaire soit payé et ses droits respectés. Pourtant, les deux intérêts sont liés. «Des salariés payés et respectés travaillent mieux et font gagner de l’argent à l’entreprise. Et une entreprise qui gagne de l’argent assure le salaire et le bien-être de ses salariés». Pour bien gérer les ressources humaines, il faut garder cet objectif en tête.

Voir ce qu’il y a de meilleur en chacun
«Ce qui fait la différence dans mon métier, ce sont les valeurs humaines. Il faut aimer les gens». Pour cela, sa foi chrétienne lui est d’un grand secours. «J’essaie de voir le meilleur dans le salarié. Je regarde à son potentiel plutôt qu’à ses faiblesses, un peu comme Dieu fait avec nous». Les changements sont surprenants. «Un de mes salariés a été promu chef de service et mon patron n’était pas satisfait de son travail. J’ai insisté pour qu’il suive une formation en management. Très vite, il est devenu efficace et il m’a même aidée à la réorganisation de tout un service.»

Célia constate que la manière de considérer les personnes joue sur leur façon de réagir. Du coup, finis les jugements hâtifs. Par exemple, «une employée arrivait en retard depuis des semaines. Avant de la sanctionner, je l’ai écoutée. Elle était dans une situation familiale difficile. Mon intérêt pour la cause de ses retards l’a encouragée à trouver des solutions pour y mettre fin.»

Une belle récompense
La formation de Célia a duré cinq ans, en droit du travail et en ressources humaines. Une part de son travail est aussi administrative: rédiger des rapports, des courriers et des lettres de licenciements. Mais c’est aussi ça, ce métier: prendre des décisions qui ne plairont pas. Pour autant, c’est un travail riche en rencontres et en satisfactions. «Entendre un salarié se réjouir de venir travailler est ma plus belle récompense.»

Célia Martinon

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