Pour être au courant, reste branché!

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Perfectionnement

En France, un BEP est accordé après deux ans de formation à plein temps. En Suisse, les cours d’installateur-électricien ont lieu un jour par semaine pendant quatre ans. Il existe également un autre apprentissage semblable, qui s’appelle électricien de montage et qui dure trois ans. Il y a moins de cours et le travail est plus restreint. Avec à la clé un CFC. Après l’obtention du CFC, il est possible d’entrer en école d’ingénieur avec une maturité professionnelle. Les autres possibilités sont: un brevet de contrôleur, pour effectuer des contrôles électriques; chef de projet, afin de gérer une équipe et des chantiers depuis un bureau; la maîtrise fédérale, qui permet d’ouvir sa propre entreprise. Toutes ces formations sont à suivre en cours d’emploi et durent deux ans.

Benoit est apprenti installateur-électricien. Un métier technique et manuel.

«C’est un métier d’avenir, qui offre beaucoup de débouchés». Benoit, 17 ans, est en deuxième année d’apprentissage d’installateur-électricien et il est content de sa formation. Le métier s’exerce essentiellement dans le domaine du bâtiment et de la construction, mais il y a aussi des dépannages et des petits travaux chez les clients. «J’aime discuter avec les gens». Benoit a parfois de bons échanges avec eux. Certains lui amènent même à boire et à manger. «En plus, les horaires sont assez tranquilles.»
Pour faire ce métier, il est préférable d’avoir un esprit logique, d’être minutieux et motivé. «L’envie est très importante. Les cours sont difficiles et nécessitent un bon niveau en maths. Il ne faut pas avoir peur de mettre les mains dans un tableau électrique, ni être frileux.»

Tâter le chantier
Benoit travaille par tous les temps et il est souvent dehors. Les hivers sont parfois rudes. Pour se faire une bonne idée de ce qu’est concrètement le métier d’électricien, Benoit a effectué plusieurs stages. «Avant de se lancer, il faut voir si le métier te plaît. Moi j’ai aimé ce que j’ai vu et fait.»
Il se souvient d’un jour d’été où il devait tirer un câble dans un tube qui passait sous la terrasse d’un restaurant. «Nous avons envoyé le tire-fils, un engin qui sert à attacher le câble, pour le faire passer à travers le tube, et il est resté coincé. Malgré les complications, j’ai aimé cette journée». Comme il faisait chaud, Benoit et son collègue sont allés boire un verre pour reprendre des forces. Cet épisode anodin reflète le quotidien d’un électricien: le travail semble facile, mais il y a toujours une complication.

De l’emploi et des débouchés
Benoit est constamment en mouvement, il ne travaille jamais au même endroit très longtemps. Une fois son CFC en poche, il trouvera facilement du travail, s’il ne décide pas de continuer ses études. Le salaire, en revanche, n’est pas bien élevé. Pour vraiment bien gagner sa vie, il faut se perfectionner (voir encadré). «Je recommande ce métier à toute personne qui se reconnaît dans cette description.»

 Par David Combernous

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