«Je n’aime pas le sport»

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© Alliance Presse

«Oui, mais…»

Tu as peut-être certaines «bonnes» excuses pour ne pas bouger. Mais sont-elles vraiment si pertinentes?

«J’ai la flemme».
Mauvaise excuse! Dis-toi bien que si tu sens flasque, le sport est justement ce qui te fera le plus grand bien! Et on regrette rarement d’avoir pu vaincre le manque de volonté.

«Je suis plutôt cérébral».
Tu connais le proverbe «un esprit sain dans un corps sain». Vincent Mathez explique: «Certes, le cérébral est important, mais l’enveloppe qui le contient l’est aussi. Dieu nous a donné un corps, dont nous sommes appelés à prendre soin.»

«J’ai peur de ne pas y arriver».
Ta crainte est compréhensible. Mais «commence par te fixer des objectifs atteignables», invite Vincent Mathez. «La solution de facilité est de dire qu’on n’y arrivera pas. Par exemple, mes élèves, au début de l’année, pensent tous qu’ils sont incapables de jongler. Pourtant, ceux qui persévèrent y parviennent très bien à la fin de l’année». Et si tu as peur des moqueries, choisis d’être bien entouré: commence le foot avec des amis dans le quartier plutôt que dans un club, par exemple.

«Je ne veux pas d’horaires fixes».
Vincent Mathez répond: «Il existe maints sports avec moins de contraintes. Par exemple des sports individuels (on se gère comme on veut), où l’on peut pratiquer l’activité quand ça nous arrange (planche à voile, roller, course).»

Tu déprimes à chaque leçon de sport et tu n’aimes pas bouger? Tu es plutôt musicien? Artiste? Manuel? Doué pour les nouvelles technologies? Certes, ne te culpabilise pas de ne pas être un fervent sportif. Aimer la peinture, ce n’est pas plus ringard que jouer au rugby. Mais est-ce donc une bonne idée de ne pratiquer aucune activité sportive? Le prof de sport Vincent Mathez voit au moins quatre raisons à ne pas rester inactif.

Bon pour la santé!
«Nous vivons dans une société où il est possible de tout faire sans bouger: on peut prendre des transports publics, des ascenseurs, etc. Or, à long terme, ne pas bouger est malsain», explique Vincent Mathez. Et donc, même si tu n’es pas un sportif d’élite dans l’âme, tu peux quand même commencer par «utiliser toutes les opportunités pour faire marcher ton cœur et tes muscles: te déplacer en vélo, prendre les escaliers, ne pas prendre le bus, par exemple». Le prof de sport ajoute: «Le mouvement est vraiment important, il est dans notre nature. Il suffit de voir les enfants, ils bougent sans arrêt.»

Bon pour la tête
Savais-tu qu’en faisant du sport, on sécrète des hormones qui favorisent le bien-être? Une personne stressée ou déprimée qui va courir trente minutes reviendra beaucoup plus détendue. Alors la prochaine fois que tu t’agaces devant ce devoir de maths incompréhensible, pourquoi ne pas sortir faire un peu d’exercice?

Bon pour les relations
«En tant que prof de sport, je suis convaincu que le fait de bouger ensemble, d’avoir une activité commune et un même objectif, crée rapidement des liens», relève Vincent Mathez. Bien sûr, ce côté social peut aussi exister dans des activités manuelles ou artistiques, mais il est particulièrement présent dans le sport.

Bon pour ton caractère
«Le sport est une école de vie qui sera utile dans quantité d’autres domaines. On apprend par exemple la persévérance, à ne pas se décourager», constate Vincent Mathez. «Cela change de notre société de zapping, où l’on passer à autre chose dès qu’on est lassé.»

Par Jérémie Cavin

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