Le hockey à haut niveau, une école de vie!

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© Alliance Presse

A force de persévérance, Matthieu Tanner, 20 ans, a pu percer dans le monde du hockey sur glace. Il joue désormais au HC Ajoie, en LNB (la deuxième division suisse). En huit mots-clés, il raconte son parcours et son quotidien dans un univers sportif hors du commun!

1. Passion
Pour Matthieu, le hockey est une histoire de famille. Son père, son grand-père et ses oncles y jouaient déjà. A six ans, il s’y est mis aussi: «J’ai toujours aimé!». Après avoir fait ses juniors à La Chaux-de-Fonds et à Genève Servette, il a signé à Ajoie pour la saison 2014-2015.

2. Polyvalence
«Le hockey est un jeu complet, pas accessible à tout le monde. Il faut savoir patiner, ne pas avoir peur d’aller au contact et être constamment concentré». Alors qu’au foot l’endurance est primordiale, au hockey c’est l’intensité qui compte: «Il faut être à fond pendant 35 secondes et savoir récupérer». Matthieu est un défenseur très défensif. Les qualités requises? «Etre solide et bien placé, savoir anticiper.»

3. Travail
«Pour percer, il faut avoir du talent, puis ensuite travailler, se donner à fond durant les entraînements et se développer physiquement». Notamment au niveau de la musculature. En plus des matchs, Matthieu doit se rendre aux entraînements chaque matin. Les vacances sont rares. Même sans avoir un talent fou, il est encore possible de faire son chemin dans ce monde difficile si l’on travaille à fond et que l’on adopte une bonne hygiène de vie. «J’ai dû consentir à des sacrifices. Entre 16 et 18 ans, j’ai quasiment renoncé aux sorties entre amis». Aujourd’hui, ça roule et Matthieu espère pouvoir jouer un jour en LNA.

4. Pression et critiques
«Tu n’as plus droit à l’erreur. Sinon l’entraîneur te laisse sur le banc jusqu’à la fin du tiers-temps. Puis quand il te redonne ta chance, tu as peur de commettre une nouvelle erreur et tu risques de jouer moins bien». Un cercle vicieux, qui peut se prolonger les matchs suivants jusqu’à ce que la confiance et la réussite reviennent. «Il faut être très fort mentalement. Avec l’expérience, on apprend à canaliser le stress. Mais cela reste un défi de ne pas perdre ses moyens quand on commet une erreur». D’autant que le public est sans pitié. «Au début, les critiques peuvent être blessantes. Mais avec le temps, on s’y fait.»

5. Relations
Les relations dans l’équipe sont parfois compliquées et augmentent la pression: «En juniors, la concurrence est telle que même certains coéquipiers te critiquent; tu ne te fais pas que des amis. Heureusement, en LNB l’ambiance est bien meilleure. Nous sommes comme une petite famille où tout le monde s’encourage.»

6.Confiance en Dieu
«La foi m’a beaucoup aidé, j’ai toujours eu confiance que si le hockey était le bon plan pour moi, Dieu allait permettre que ça marche. Il m’a vraiment soutenu, surtout dans les moments de doute». Encore aujourd’hui, Matthieu prie dans les circonstances plus difficiles, même en plein match. Regarder à Dieu aide aussi Matthieu à ne pas se prendre la tête. «Si je suis arrivé là où je suis, ce n’est pas grâce à moi».
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7. Exemple de vie
Même si ses coéquipiers ne sont pas forcément au courant de sa foi, Matthieu essaie de garder le cap, d’avoir une bonne éthique de vie. «Dans les vestiaires, ça parle beaucoup de filles». Certains coéquipiers encouragent même à céder aux avances de certaines admiratrices. «Avec le temps, j’ai compris que cela ne servait à rien, même si ce n’est pas toujours facile à gérer quand une jolie fille vient te parler. Mais j’ai une copine et c’est sérieux entre nous, alors ça aide.»

8. Bagarres
Avant de signer à Ajoie, Matthieu a joué quelques matchs de play-offs avec La Chaux-de-Fonds. Dans une ambiance de folie, au cours du match décisif qui allait qualifier son équipe, Matthieu s’est retrouvé en face d’un Canadien de 35 ans qui voulait montrer les poings.... «Ca a été ma première vraie bagarre, c’est là que j’ai reçu mes premiers coups sans les gants. Je n’ai pas tout compris, tout va très vite et tout le monde hurle dans la patinoire». Résultat: alors que le Canadien était renvoyé aux vestiaires par l’arbitre, Matthieu se faisait recoudre…

Jérémie Cavin

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