Elle s’éclate en travaillant avec les enfants

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© Alliance Presse

Pour se former…

En Suisse, pour entrer dans une Haute Ecole Spécialisée (HES) d’éducateur de la petite enfance, il faut soit être détenteur d’une maturité gymnasiale, soit avoir fait trois années d’apprentissage et une année de maturité santé sociale. La HES se fait à plein temps ou en cours d’emploi, pendant trois ans.

En France, pour devenir éducateur de jeunes enfants, il faut obtenir le baccalauréat, puis passer un concours pour entrer dans l’école d’éducateur de jeunes enfants (EJE) qui dure trois ans.

Priscilla est en apprentissage pour devenir éducatrice de la petite enfance. Un métier social jamais ennuyeux qui lui permet d’avoir des contacts privilégiés avec les enfants.

«J’ai eu un coup de cœur pour ce métier!». Priscilla, 17 ans, est en deuxième année d’apprentissage d’éducatrice de la petite enfance et ravie de travailler avec les tout petits. Depuis son plus jeune âge, elle savait qu’elle voulait travailler avec les enfants dans le social. Elle pensait tout d’abord au métier d’enseignant. Mais la trop longue durée des études la rebutait. Elle s’est donc orientée vers la petite enfance.

Des journées pleines de surprises
«Je trouve génial de travailler avec les êtres humains!». Priscilla s’épanouit au contact des enfants et apprécie le travail d’équipe. Bien qu’une routine soit mise en place pour donner un cadre aux enfants, elle trouve que le métier n’est jamais répétitif. «Selon les humeurs ou le temps qu’il fait, le comportement des enfants change». Pour Priscilla, la nécessité de s’adapter aux autres donne à sa journée toujours plein de surprises.
Patience, patience…

Pour pratiquer ce métier, il est préférable d’avoir une faculté particulière pour communiquer aussi bien avec les adultes qu’avec les enfants. «Pour que les enfants se sentent en sécurité et pour qu’ils apprennent de nouveaux mots, il faut vraiment verbaliser tout ce qu’on fait». Par exemple: dire à l’enfant pourquoi il est important de se laver les mains avant de manger.

La patience est aussi de mise. Priscilla apprécie moins de devoir supporter les cris et les pleurs des bébés à longueur de journée. Elle doit aussi souvent se baisser pour relever les enfants qui tombent. C’est un métier fatigant aussi bien mentalement que physiquement.

Grande satisfaction
Priscilla travaille avec les «trotteurs», qui ont entre 18 mois et 2 ans et demi. C’est la tranche d’âge qu’elle préfère, car ils ont encore besoin d’aide mais commencent à acquérir un peu d’autonomie. C’est aussi la période où ils se mettent à parler et à marcher de mieux en mieux. La plupart des enfants restent de quatre mois à six ans dans la même crèche. Priscilla a eu ainsi la chance de suivre leur évolution. «Les bébés que j’ai suivis étaient juste sur le dos, ils n’arrivaient pas à se retourner. Puis ils ont commencé à marcher et à dire mon prénom. Je trouve vraiment chou de les entendre m’appeler! Ils me reconnaissent et je les vois grandir.  »

Anne-Charlotte Mancebo

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