Quelles limites pour les adeptes pour les sports extrêmes ?

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© Alliance Presse

Philippe et Samuel, tous les deux adeptes de sports extrêmes, évoquent leur passion, parlent de leurs accidents et te donnent leurs conseils afin de prendre un max de plaisir sportif sans se mettre en péril.

«Depuis tout petit, j’ai eu le désir de voler dans les airs», raconte Philippe. Il a d’abord pratiqué le parapente jusqu’à ce que, en 2011, il chute d’une hauteur importante. Il s’en sort avec une fracture du talon, mais le verdict aurait pu être bien plus grave. Après une pause de deux ans, un ami lui parle d’un cours pour éclaireurs parachutistes à l’armée. Aujourd’hui, il vient d’obtenir sa licence. Un rêve qui s’est réalisé.
Samuel, d’Eternal Riders, est un pro de la glisse en snow et de la descente en VTT. Adepte de sensations fortes, il explique: «Ce qui me rapproche le plus de ces sports, c’est de m’amuser avec la nature, de relever des défis personnels et de m’éloigner des foules.»

«Je ne mettrai pas ma vie en danger»
Amoureux de sensations fortes, Philippe et Samuel ont cependant conscience qu’il existe des limites à ne pas franchir. «Je ne mettrai pas ma vie en danger dans une situation où il n’y aurait qu’un pas entre moi et la mort», raconte Philippe, qui donne l’exemple du base jumping: les adeptes sautent avec un seul parachute et poussent la limite jusqu’à s’écraser. «Il est important de se remettre en question et de se demander quels risques on souhaite prendre et dans quels buts». C’est la raison pour laquelle il a décidé d’arrêter le parapente après son accident, un sport plus dangereux que le parachute.
Car justement, certains sports sont plus risqués que d’autres. Les adeptes de flying suits, par exemple, se jettent dans le vide dans le but de planer ou voler sur la plus longue distance possible à une vitesse pouvant aller jusqu’à 200km/h! Les courses de taureau sont également riches en accidents, de même que… les courses de moto, la spéléologie ou le rugby. Il importe donc de bien se renseigner sur un sport avant de se mettre à le pratiquer.

Quelles précautions à prendre?
Et en tous les cas, nos deux sportifs s’accordent pour dire que dans le sport extrême, il est important de connaître ses limites et de ne pas les dépasser. Un entraînement accompagné de professionnels est aussi recommandé. Pour Philippe, une formation bien encadrée est cruciale: «Il ne suffit pas de quelques mesures de sécurité, mais il faut suivre une formation dans une école afin d’acquérir les connaissances théoriques et pratiques. Sans une telle formation, la pratique de ces sports reste très dangereuse». Il faut respecter les étapes dans le sport et savoir que la conséquence d’une mauvaise action peut être fatale.

Le matériel est évidemment capital: ne pars pas grimper sans une bonne maîtrise de tes mousquetons et sans une personne qui sache t’assurer correctement. Pour les spéléologues, le casque et la corde sont aussi de mise. Et ceux qui partent marcher sur un glacier ou se «faire» une chute d’eau glacée n’oublieront pas leur casque, leurs crampons et leurs piolets à la maison!

De saines ou de mauvaises motivations?
Malgré toutes ces précautions, le sport extrême n’est pas conseillé si les motivations sont mauvaises. «Si le but est d’impressionner ses amis ou de fuir les problèmes de la vie, ce n’est pas une bonne idée», avertit Philippe. «Si par contre il s’agit d’un rêve ou d’un défi, il ne faut pas avoir peur de le réaliser». Samuel, lui, a vécu la pression extérieure, en tant que jeune sportif doué. Il repoussait donc sans cesse ses limites dans ses descentes en VTT, si bien que cela devenait dangereux. Il a eu un accident dans lequel il a failli mourir et a commencé à se demander pour qui il pratiquait ce sport. Pour les gens? Pour lui-même? Et où était Dieu dans tout ça?

«Quand je suis devenu chrétien, ma perspective sur ce sport s’est mise à changer». Samuel a toujours le défi de se dépasser, mais c’est d’abord pour le plaisir et dans le but de mettre Dieu en avant. Avec Eternel Riders, il se filme par exemple en pleine action puis annonce l’Evangile par ce biais-là. Et il insiste sur la nécessité de remercier Dieu pour la santé et la possibilité qu’il donne de pratiquer des sports extrêmes. 

Par Nadège Leuba

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