Son objectif: nager aux Jeux Olympiques

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© Alliance Presse

Naomie est la capitaine de son équipe de natation synchronisée. Elle s’entraîne plus de vingt heures par semaine et vise les Jeux Olympiques. Sa foi en Dieu est un réel atout dans ce travail qui implique beaucoup de sacrifices et de désillusions.

Naomie, 15 ans, a trois atouts précieux pour une fille qui veut faire du sport à haut niveau: le talent, la détermination et la foi. Cela fait maintenant sept ans qu’elle a commencé la natation synchronisée. «C’était pendant les vacances d’été: en allumant la télé, je suis tombée sur une compétition de natation synchronisée aux Jeux Olympiques. Je me suis levée et j’ai dit: “C’est ça que je veux faire”». Depuis un an, elle nage dans le meilleur club de France, celui d’Aix-en-Provence. Elle a par exemple obtenu cette année une médaille d’or en championnat de France en Nationale 1 Elite, à savoir la meilleure catégorie espoirs.

Tellement difficile qu’elle voulait arrêter
La vie en rose? Pas tous les jours, parce que tenter de percer dans le sport de haut niveau demande beaucoup de renoncements et parfois de souffrance. En arrivant à Aix, c’était physiquement très dur, avec vingt heures de natation par semaine, de la musculation, du pilate et de la danse classique. «Les deux premiers mois, c’était tellement difficile que je voulais arrêter». Mais les encouragements de sa famille et son mental de battante l’ont aidée à persévérer. Même ses coéquipières sont impressionnées par sa motivation et lui disent qu’elle est «folle de continuer». Elle n’est pas capitaine de son équipe par hasard!

«Je me souviens que Dieu est toujours là»
Un autre secret de Naomie, c’est sa foi en Dieu. Elle sait qu’il l’accompagne dans cette course de longue haleine. Certains matins, elle n’a aucune envie de se lever pour aller s’entraîner; et elle sait aussi que le jour où elle rejoindra l’équipe juniors, ce sera encore plus dur. «Mais quand j’ai du mal, je me souviens que Dieu est toujours là et que c’est lui qui a placé ce rêve dans mon cœur. Quand je n’arrive plus à le ressentir, je lui demande de se révéler à moi et il le fait de plusieurs manières très concrètes dans mon quotidien.»
Cette confiance s’apprend dans la difficulté. Ce printemps, Naomie a eu une grosse désillusion: «Aux championnats de France, j’espérais être prise en équipe de France. Les seize premiers sont normalement sélectionnés. J’étais dans les neuf premières, mais on ne m’a pas prise, soi-disant à cause de mon physique, de mes jambes “pas assez fines”. J’ai encore un peu du mal à l’accepter, mais je ne vais pas baisser les bras». Surtout, avec du recul, elle a pu dire à Dieu: «Si cela s’est passé comme ça, c’est sûrement que ce n’est pas le moment. Je veux te faire confiance, te remettre cette situation et aller de l’avant». Aussi parce qu’elle sait que «ça ne lui plaît pas que je pleure comme ça».

Elle grandit en maturité
Cette foi s’est construite progressivement. Naomie a par exemple été très interpellée par le témoignage de la gymnaste Gabrielle Douglas dans Just4U: «Il y avait une phrase sur sa foi qui l’aidait beaucoup. Ça m’a beaucoup encouragée!»
Naomie voit également que le fait d’être chrétienne la fait progresser spirituellement. «Le sport à haut niveau fait réfléchir et grandir en maturité, parce qu’il y a beaucoup de sacrifices. Et comme dit ma mère, il n’y a pas de grande victoire sans grand sacrifice». Un exemple? Naomie a dû renoncer à la Rencontre de Jeunesse (RJ), à cause d’un stage de natation synchronisée. Dur dur. Mais elle a demandé à Dieu de pouvoir «vivre les mêmes choses qu’à la RJ, mais ici chez moi pendant le stage». Et elle a eu l’idée de prier pour chacune de ses coéquipières et pour son entraîneur.

L’importance des amis
Le défi, pour une chrétienne engagée dans le sport de haut niveau, est aussi de pouvoir garder une relation profonde avec Dieu. «Ça me manque de ne pas voir davantage mes amis à l’Eglise, mais je profite de mes temps libres pour passer parfois du temps avec eux. Quand on se voit, on se demande nos sujets de prière et on partage des nouvelles. Il est important pour un sportif de haut niveau d’avoir un cercle d’amis chrétiens, de pouvoir aussi parler de ses problèmes.»

Jérémie Cavin

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