Les cas de conscience aux cours

Libre de le dire!

Tu ne sais pas si tu as le droit de dire certaines choses à l’école ou au travail? La série des livres Libre de le dire (éd. CNEFF/BLF) te donne des réponses très précises à différents cas qui peuvent se présenter. Avec un mot d’ordre: pas question que nous, les chrétiens, arrêtions de dire ce que nous pensons juste pour faire plaisir aux gens.

Dois-je me taire ou réagir lorsque, en classe, un prof dit quelque chose que je juge anti-chrétien?

Un prof qui affirme que Dieu n’existe pas, compte tenu de toutes les atrocités de notre monde. Un autre qui se moque de ceux qui croient à la Création. Un autre encore qui prétend que l’on ne naît pas homme ou femme mais qu’on le devient. Que faire dans de telles situations, qui nous dérangent ou nous mettent mal à l’aise? Dois-je dire ce que je pense ou pas? Tantôt, on peut avoir de la peine à se taire et à contenir nos arguments, le prof ne nous ayant pourtant pas appelés à donner notre avis. Tantôt, on peut au contraire se sentir coupable de ne rien oser dire et d’espérer secrètement que personne ne nous demande notre avis.
«Ne donnez pas les choses saintes aux chiens et ne jetez pas vos perles devant les porcs, de peur qu’ils ne les piétinent et qu’ils ne se retournent pour vous déchirer» (Matt. 7,6). Ce que Jésus nous montre par là, c’est que seul Dieu peut ouvrir le cœur d’une personne à recevoir ses vérités. Sans son action, toutes les bonnes paroles que nous tenterons d’amener par notre propre volonté seront vaines. Ce sera aussi utile que de donner des perles à un porc, qui ne saurait les apprécier à leur juste valeur.

Quand le comportement parle plus que les mots
Il ne faut pas porter ta foi comme un boulet à défendre. Non, c’est par la lumière qui se dégage de toi que tu vas faire la différence et rendre les gens curieux: «C’est ainsi que votre lumière doit briller devant tous les hommes, pour qu’ils voient le bien que vous faites et qu’ils en attribuent la gloire à votre père céleste» (Matt. 5,16). Parfois, il vaut donc mieux laisser les gens venir à toi que de t’imposer à eux, car tu n’arriveras à rien si leur cœur n’est pas disposé à recevoir.
C’est ce que fait Jonathan (17 ans) lorsque l’un de ses profs dit quelque chose qu’il ne trouve pas correct: «Je ne m’impose pas devant tout le monde pour dire: “Non c’est n’importe quoi!”. Mais en général, je parle avec les gens à côté sur le moment, en disant que je ne suis pas d’accord et en expliquant pourquoi. Parfois ils partagent mon avis, parfois non, ce qui peut conduire à de petits débats.»

Au cas par cas
Finalement, il y a deux écueils à éviter. Le premier, c’est une trop grande timidité. Si le Saint-Esprit t’utilise pour quelque chose, souviens-toi que tu n’as à craindre ni les représailles, ni la honte, ni même l’image que les gens vont avoir de toi. Car Dieu tient déjà tout en main et il est avec toi. L’autre écueil, c’est celui qui consisterait à sans cesse ouvrir ta bouche pour dire ton désaccord. A la longue, cette attitude peut faire l’effet inverse et amener les gens à en avoir tellement marre de tes interventions qu’ils ne t’écouteront plus. Alors que faire? Etre sensible au Saint-Esprit et à la conscience que Dieu t’a donnée. Lorsque tu te retrouves dans l’une des ces situations, demande à l’Esprit ce que tu dois faire. Peut-être verra-t-il là une occasion de t’utiliser, et il mettra alors en toi les paroles justes et le courage nécessaire pour te lever. Ou bien te donnera-t-il la paix et le calme face à ces propos dérangeants.

Gaëlle Monayron

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