Pourquoi suis-je obligé de travailler?

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La question qui tue de l'hiver.

J’ai longtemps pensé: «Si ce guignol d’Adam n’avait pas croqué dans le fruit défendu, je ne serais pas obligé de bosser». En fait, ce n’est qu’à moitié vrai. Ce qui est juste, dans cette idée-là, c’est que le travail est devenu pénible depuis la Chute, c’est-à-dire l’entrée du péché dans le monde. C’est l’une des punitions de Dieu contre l’humanité: l’homme doit suer pour gagner sa croûte. Aujourd’hui, cela prend notamment la forme du stress, du mobbing, de la pression des délais, de la monotonie de certains boulots, etc. Pas toujours motivant de se lever le matin.

Non à la paresse!
Mais là où j’avais tort, c’est de croire que le travail n’existait pas avant la boulette d’Adam et Eve. Au contraire, Dieu a placé le premier couple humain dans le jardin d’Eden… pour le cultiver et le garder. Autrement dit, pour travailler. La Bible trouve normal que l’être humain bosse. L’apôtre Paul a travaillé, en construisant des tentes. Jésus a travaillé, comme charpentier. Les auteurs bibliques critiquent même très fortement ceux qui ont un poil dans la main: «Et toi, paresseux, combien de temps resteras-tu couché? Quand donc sortiras-tu de ton sommeil pour te lever?» (Pr. 6,9). Le prophète Amos critique les gens qui font la fête plutôt que d’aller au boulot… Voilà donc pourquoi je suis obligé de travailler: Dieu l’a voulu ainsi pour les hommes et les femmes. Le Réformateur Luther a écrit ceci: «L’homme est né pour travailler comme l’oiseau pour voler.»

Bon pour ton équilibre
Mais il faut conclure par une note positive. Travailler, c’est une bonne chose. D’abord parce que ça permet de gagner sa vie. Paul a été très clair: «Celui qui refuse de travailler, qu’il renoncer aussi à manger» (2 Thess. 3,10). De plus, l’homme trouve sa valeur dans son travail, c’est une source d’épanouissement, qui permet aussi de développer les dons que nous avons reçus, de se mettre au service des autres, de produire de bonnes choses. Il suffit de voir les gens qui sont au chômage: bien souvent, ils s’ennuient et développent une mauvaise image personnelle.
Ce qui peut nous motiver, c’est d’utiliser notre travail pour servir Dieu, le glorifier. «Que vous mangiez, que vous buviez, bref, quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu» (1 Cor. 10,31). Notre manière de travailler, de bon cœur et sans râler, peut être un témoignage auprès de nos collègues; ça peut aussi être l’occasion de nouer des contacts profonds qui nous donneront la possibilité de parler de ce que nous croyons.

Jérémie Cavin

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