«Je veux toujours que tout soit parfait»

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Es-tu du genre à vouloir que tout soit toujours parfait ? Ou es-tu au contraire quelqu’un qui se contente du minimum ? Dans les deux cas, cet article est pour toi.

Je souffre d’une maladie chronique : le perfectionnisme. C’est ce besoin d’être parfait dans tout ce que je fais. Les gens perfectionnistes ne supportent pas d’obtenir un 18 sur 20 à l’école, de faire une fausse note lors d’une audition de piano ou de ne pas gagner en sport. Ils peinent à se remettre d’une remarque négative. Ils ont envie que tout roule quand ils organisent quelque chose. Bref, ils ne tolèrent pas les moindres petits défauts; si quelque chose est un succès à 99%, ils se focalisent sur le 1% qui semble moins réussi.

Viser haut, c’est bien
Alors, c’est bien ou pas d’être perfectionniste ? C’est bien parce que cela donne des objectifs dans la vie. On s’oblige à se discipliner, à être bien organisé, à planifier les choses avec sagesse, à être efficace. Alors si tu es plutôt du genre « cool, no stress » et si tu te contentes toujours du service minimum, essaie de viser cette perfection. C’est en fixant la barre assez haute qu’on peut espérer sauter plus haut la prochaine fois.
Le danger de l’insatisfaction
Par contre, le perfectionnisme peut rendre inquiet et insatisfait : on craint toujours de ne pas être à la hauteur et on déprime quand on n’a pas réussi à atteindre ses objectifs. Les perfectionnistes peinent à s’arrêter de bouger, à se poser, à profiter de la vie : ils veulent être dans l’action. Et puis, quand les autres les remettent en question, ils se vexent facilement, ont tendance à riposter, voire à devenir agressifs. Ou alors, la critique leur fait l’effet d’un coup de poignard et ils vont déprimer pendant des jours à se croire nuls.

Apprends à dépendre de Dieu
Si tu te reconnais là-dedans, souviens-toi : plus la vie avancera, plus tu te rendras compte qu’il est impossible d’être parfait partout, de plaire à tout le monde, d’être le meilleur en tout, de ne jamais te planter. Garde ton désir de faire les choses du mieux que tu peux, mais accepte les échecs et les demi-réussites. C’est nécessaire pour te rendre humble, briser ton orgueil et t’amener à regarder à Dieu. La Bible nous dit que c’est dans nos faiblesses que sa puissance se manifeste. Dieu veut te faire comprendre que tu as besoin de lui. Il veut te faire dépendre de lui.

Chercher la bonne perfection
Le meilleur perfectionnisme, c’est celui qui concerne la relation que l’on a avec Dieu. La motivation du chrétien devrait être de lui plaire toujours plus. On devrait viser cet objectif : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Matt. 5,48). Cet idéal ne sera jamais atteint sur la terre, mais il nous stimule à avancer. Rappelle-toi aussi que ce perfectionnisme-là dépend de la grâce de Dieu : ne compte pas seulement sur tes propres forces. Fais tous tes efforts, mais n’oublie pas que c’est Dieu qui te transforme par son Esprit. Et cela prend du temps. Tu connaîtras parfois des échecs, mais ils sont indispensables pour t’aider à repartir de plus belle. Et un jour, ton aspiration à la perfection sera comblée. Au Ciel !

Jérémie Cavin

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