Très fier de son métier!

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Pour te former

Antoine a étudié pendant quatre ans à l’école technique de la vallée de Joux (Suisse), pour être horloger rhabilleur : cela concerne la réparation et la pendulerie. Il est possible de faire cette école en accéléré (deux ans) lorsqu’on est déjà en possession d'un diplôme; en trois ans pour devenir horloger praticien. D’autres écoles techniques existent en Suisse. On peut aussi devenir horloger en faisant un apprentissage de trois ans après l’école obligatoire.

En France, les bases du métier s’acquièrent par un CAP de deux ans. Pour accéder au niveau de technicien, un bac professionnel est nécessaire (deux ans). Puis le DMA permet d’obtenir le niveau de technicien supérieur.

Antoine connaît bien son métier! Horloger depuis maintenant dix ans, il nous présente à quoi ressemble la vie d'un Suisse qui a des montres dans ses mains toute la journée.

A quoi ressemble ta journée type?
Tout se trouve dans mon atelier : mon établi, ma layette (où sont rangés mes outils), mes appareils de contrôle et plusieurs machines pour le réglage, l'étanchéité, etc. J'ai le privilège de travailler dans un centre de réparation. Mon travail consiste à ouvrir une montre (venue pour un service), la démonter tout en effectuant plusieurs contrôles, remplacer les composants usés et mettre toutes ces fournitures au lavage.
Puis à l'inverse, remonter le mouvement, c’est-à-dire le moteur de la montre : je travaille sur des montres mécaniques, qui ne possèdent donc pas de piles. Il faut ensuite poser le cadran et les aiguilles, effectuer le réglage (pour qu’elle ne retarde pas et n’avance pas trop), s’occuper de l'emboîtage du mouvement dans sa boîte et de la pose du bracelet.

Tu y arrives toujours?
Tout n'est pas si simple et il faut parfois résoudre des problèmes, réparer des casses, restaurer d'éventuels «massacres» causés par une personne qui pensait pouvoir faire réparer sa montre par n'importe qui en possession d'un couteau suisse :).

Quels sont les bons côtés du métier?
J’apprécie la diversité des produits : il y a divers modèles, mais aussi le chronographe (ce que les amateurs appellent un chronomètre), les quantièmes, les fuseaux horaires, etc. Autres points positifs, une flexibilité dans les horaires et un travail au chaud, au propre et au calme.

Y a-t-il de moins bons côtés?
L'un des points négatifs en Suisse est que les régions horlogères sont concentrées à la vallée de Joux, à Genève et à La Chaux-de-Fonds, ce qui n'est pas forcément pratique.
Deuxièmement, il est de plus en plus difficile de trouver un poste où l’on fait tout le travail dans son ensemble. C'est souvent fractionné : une personne monte le mouvement, une autre pose le cadran et les aiguilles, etc.

Qu'est-ce que tu aimes le plus dans ton métier?
J'aime pouvoir trouver une solution pour permettre que ça fonctionne, aider mes collègues et apprendre des personnes plus expérimentées que moi. Les produits sont beaux, bien décorés : c’est une belle prouesse mécanique qui représente bien ma Suisse que j'aime.

Quelles sont les qualités importantes pour devenir un bon horloger?
Il faut être patient, savoir rester calme, assis et concentré pendant des heures.

Joëlle Lehmann

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