Elle fait avancer la médecine

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Comment se former?

Pour devenir attachée de recherche clinique, Marina a fait des études de biologie, au niveau Bac+5 en France. «J’ai fait une école d’ingénieur, mais un master en biologie marche aussi.» En Suisse, il faut détenir un diplôme dans le paramédical ou dans la santé, ou encore un bachelor ou un master dans le domaine scientifique ou médical. Une formation d’un an dans certaines universités permet aussi à ceux qui ont un papier «général» de se reconvertir dans cette branche

Depuis presque un an, Marina est attachée de recherche clinique. Elle participe à la mise en place de nouveaux traitements et fait avancer la science.

Le boulot de Marina est passionnant. Sa mission? Lorsqu’un laboratoire pharmaceutique a mis au point un nouveau traitement médical, elle va voir les médecins pour qu’ils puissent le «tester» sur les patients et elle les forme pour qu’ils puissent le mettre en œuvre correctement. C’est en particulier le cas pour des traitements de lutte contre le cancer, par exemple de nouvelles chimiothérapies.
Et puis, «j’établis aussi le suivi dans le cadre des essais cliniques». Son but est de s’assurer de la bonne marche des traitements sur la durée, mais aussi de «protéger les patients et assurer la robustesse des résultats obtenus». Bref, Marina est une intermédiaire entre les labos et les médecins, un maillon de la chaîne qui développe de nouveaux traitements médicaux que les laboratoires cherchent à mettre sur le marché.

Des compétences exigeantes
Marina doit parfois procéder à des tâches très administratives, comme comparer et vérifier des données. Elle échange beaucoup avec les médecins, auprès de qui elle doit être disponible en cas de question. «Un peu comme un contrôle qualité du protocole de soins (le traitement, ndlr.) et de l’essai clinique». Pour Marina, c’était important de faire un travail utile, et d’aider à faire avancer la science. Elle est bien sûr très heureuse quand un nouveau traitement a fonctionné et qu’un patient a été guéri du cancer grâce à cela. A l’inverse, il arrive aussi que l’état d’un patient se dégrade malgré les soins, ce qui est évidemment difficile à vivre.

Beaucoup sur les routes
La confiance de ses employeurs et son indépendance sont pour elle très motivants. Marina est autonome, elle organise toute seule sa journée de travail. Elle rencontre chaque jour de nouvelles personnes et se déplace énormément. «Je fais parfois jusqu’à 3000 km en une semaine.» Pour elle qui n’aime pas la routine, c’est le métier qu’il lui fallait! Il y aussi les jours où il faut faire les rapports de visite et écrire au laboratoire le déroulement de ses visites auprès des hôpitaux. «Ça, ce n’est pas ce que je préfère», confie Marina. En tout cas, de nombreuses qualités sont nécessaires pour pouvoir faire ce travail: «Il faut être minutieux, avoir de bonnes relations avec les médecins et une certaine capacité d’adaptation.»

Marine Muller

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