Je suis devenu Bob le Bricoleur

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© Alliance Presse

Nathan, 19 ans, a trouvé le domaine professionnel qui lui correspond. Il est actuellement en dernière année d’apprentissage d’automaticien. Son but? Devenir ingénieur.

Nathan a toujours aimé bricoler. Une fois arrivé en fin de scolarité obligatoire, il savait qu’il voulait travailler dans la recherche, le développement et les inventions. C’est donc ce qui l’a poussé à se lancer dans un apprentissage d’automaticien. Apprentissage qui devrait lui ouvrir les portes de l’école d’ingénieur.

Qu’est-ce que c’est exactement?
En premier lieu, le métier d’automaticien consiste à concevoir le fonctionnement des machines. «En fait, tu deviens un peu Bob le bricoleur, car tu apprends vraiment à tout faire.» Dans l’entreprise de Nathan, les automaticiens sont des monteurs. Ce qui signifie que ce sont eux qui montent et câblent les machines, après que les pièces ont été créées par les mécaniciens. «Actuellement, je suis en quatrième année, donc je fais surtout de la conception de robots. Et c’est vachement cool, surtout pour mon projet futur.»

Un métier polyvalent
«Ce que j’aime particulièrement dans ce métier, c’est la polyvalence! J’aime pouvoir faire de tout.» L’avantage du métier de Nathan, c’est qu’il n’a pas eu à choisir entre mécanique ou électronique, il peut passer de l’un à l’autre et apprendre à maîtriser les deux.

Nathan précise toutefois qu’il ne pourrait pas rester monteur toute sa vie, car ce serait trop répétitif à la longue: «On nous donne les pièces, on nous donne les plans et on doit monter.» Nathan veut pouvoir s’impliquer plus, c’est pourquoi il veut poursuivre avec des études d’ingénieur.

«Pour devenir automaticien il faut être un minimum manuel, être capable de monter une vis, un écrou, etc.» Nathan explique qu’il faut aussi être autonome et savoir prendre des initiatives. «Il faut en effet être débrouillard. Lorsqu’on te dit «Fais ça!» et que tu ne sais pas comment faire, eh bien, tu regardes, tu assimiles, tu analyses… En gros, tu apprends sur le tas.» D’autre part, être automaticien, c’est aussi savoir travailler en équipe, «car le plus souvent, on travaille à deux sur des projets».

Montrer de quoi je suis capable
«Je pense qu’en un sens, devenir automaticien me permet aussi de prendre davantage confiance en moi.» Nathan explique que même s’il a toujours su qu’il avait certaines capacités manuelles, il n’avait jamais pu les utiliser de manière aussi concrète. «Au travers de cet apprentissage, je produis des résultats concrets, et ceux-ci me permettent de m’autoévaluer et de me montrer de quoi je suis capable.» De plus, ce métier lui apporte également une certaine indépendance.

«Ça m’a donné envie de me lancer dans différents projets, pas toujours très simples… Mais pour l’instant, je suis super content des résultats!» En effet, Nathan a par exemple construit une serre dans son jardin, dans laquelle il a lancé des cultures aquaponiques (élevage de poisson associé à de la culture de plantes en circuit fermé). Un résultat impressionnant, qui n’a d’ailleurs pas été une mince affaire!

Par Gaëlle Monayron

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