Les médecines douces reviennent en force

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Pas facile de faire face à un ami qui nous dit que les médecines alternatives, ça fonctionne… Voici quelques pistes pour t’aider à comprendre cette vogue ultra tendance, avec en prime quelques arguments à servir à tes amis…

Qu’entend-on par médecine alternative?
«Les médecines alternatives, on peut les situer comme complémentaires à la médecine traditionnelle ou la remplaçant. Tout dépend de la façon dont on perçoit ces pratiques», explique Marylin Rollier, coordinatrice de Chrétiens au service de la santé (CASS) en Suisse Romande. La médecine alternative, c’est donc une pratique qui se dit médicale. Concrètement, ce peut être l’homéopathie, l’acuponcture, le shiatsu…
Quand quelqu’un prend de l’homéopathie, il peut le faire en complément ou en remplacement d’un traitement que lui aurait prescrit son médecin. Dans le cas d’une médecine complémentaire, Marylin Rollier nous précise une chose importante: «Il faut toujours soumettre une prise complémentaire au médecin qui aurait prescrit un traitement classique, car il peut y avoir des altérations entre les deux.»

Argument N°1: Qu’en dit ton médecin?
Est-il d’accord avec ces pratiques?
Quelle efficacité?

Pour répondre à cela, il faudrait que des études scientifiques soient menées sur le sujet… Or il n’y a que très peu de médecins qui se penchent sur la question. Une des rares études menées a démontré, il y a quelques années, que pour l’acuponcture, quel que soit
l’endroit du corps où l’on plante une aiguille, les effets sur les endorphines étaient avérés: piquer n’importe où stimule la sécrétion d’hormones. Les médecins parlent parfois même d’effet placébo. C’est-à-dire que certaines pratiques ne sont pas plus efficaces que d’autres, mais que la guérison est psychologique.

Argument N°2: Comment être sûr que c’est bon ou non pour la santé, puisqu’aucune science exacte n’est définie sur le sujet?
Les effets secondaires
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Souvent, l’argument qui revient en faveur des médecines douces, c’est la question des effets secondaires. Selon leurs défenseurs, ces pratiques auraient moins d’effets indésirables que la médecine traditionnelle. «C’est faux», répond Marilyn Rollier. «La prise incorrecte d’une plante peut provoquer divers effets dangereux, de la dysenterie à l’arrêt cardiaque», nous explique la coordinatrice du CASS.

Argument N°3: Les effets secondaires existent aussi avec la médecine traditionnelle.



Quelles croyances derrière ces thérapies?

C’est là la vraie question pour Marilyn Rollier. Il s’agit selon elle de connaître les origines d’une médecine avant de s’y adonner. «La thérapie, c’est la pointe de l’iceberg. En dessous, caché, il y a toutes les origines de la construction de la thérapie. Avant tout, il faut se demander quelle est la croyance qui sa cache derrière la thérapie», explique Marilyn Rollier.
Et d’ajouter: «Beaucoup de médecines alternatives mettent en place un système voyant l’individu comme “énergétique”, et non pas relationnel comme le dit la Bible. Il nous appartient alors à chacun, en tant que chrétien, d’évaluer un positionnement vis-à-vis de ces croyances.» Pour cela, une solution: faire des recherches soi-même pour connaître et comprendre les origines de ces médecines non conventionnelles.

Argument N°4: Qu’en dit Dieu de tout cela? Quelle place lui laisses-tu dans ce domaine?

Tu hésites encore? Pour t’aider, le CASS t’invite à te poser deux questions principales, avant d’avoir recours à une de ces médecines alternatives. Quel est l’impact de cette thérapie sur ma relation à Dieu, sur ses projets pour moi et pour les autres? Mais aussi: à quoi ou à qui est-ce que je confie ma vie en utilisant cette thérapie? En général, la réponse devient alors très claire… 
Marine Muller

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