A la frontière du médical et du social

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Les voies pour y arriver

En Suisse: maturité ou CFC dans le domaine de la santé, ensuite année préparatoire en santé puis trois ans de HES (Haute école spécialisée) pour obtenir un bachelor.

En France: faire une première année de médecine et après école d’ergothérapie.

A 22 ans, Anaëlle est ergothérapeute et travaille depuis un an dans une clinique de rééducation en neurologie et orthopédie. Interview.

En quoi consiste l’ergothérapie?
Cela dépend dans quel domaine on travaille. Elle est complémentaire à la physiothérapie qui consiste à rééduquer physiquement en récupérant la force ou l’amplitude articulaire. utilise l’activité comme moyen de thérapie pour que la personne en situation d’handicap (de tout type) puisse retrouver un maximum son indépendance. La personne est mise dans une activité concrète qui correspond à ses habitudes de vie (faire la cuisine, aller faire les courses, pouvoir se laver seul…). Dans le cas où il n’est pas possible de retrouver ses fonctions, nous trouvons le matériel pour compléter le manque ou des techniques et stratégie pour faire autrement.

Y a-t-il d’autres possibilités d’exercer ce métier?
Oui, tel que le domaine de la pédiatrie pour les troubles du développement, de l’écriture, l’hyperactivité et autre. Certains sont spécialisés pour la pathologie de la main (main malade). Il existe également les adaptations ergonomiques en optimisant, par exemple, les bureaux des entreprises pour que ce soit le plus ergonomique possible pour les fonctions physiques.

Pourquoi as-tu choisi ce métier?
Parce qu’il touche à la fois les domaines médical et social: je travaille en interdisciplinarité avec les autres corps de métier. C’est un métier très diversifié car les objectifs de traitement vont à chaque fois dépendre de la personne et de l’activité qu’elle faisait avant son handicap et qu’elle voudrait pouvoir refaire. De plus, il est possible de travailler autant avec des personnes en psychiatrie, qu’avec enfants, des personnes âgées, des adultes… et dans des structures différentes: dans les hôpitaux, les cabinets, les institutions, les EMS (Ephad) et en tant qu’indépendant à domicile. C’est un métier qui nécessite de la créativité, car c’est très pratique.

Quelles sont les qualités requises?
La patience, la créativité et des capacités relationnelles. Il faut avoir l’envie d’apprendre car on en découvre toujours plus sur le corps. Il est nécessaire de se tenir à jour avec toutes les nouvelles technologies dans le milieu du handicap. Il y a beaucoup de possibilités de formations continues.

Qu’est-ce qui est le plus difficile dans le métier?
On n’arrive pas toujours à sauver la personne car parfois le handicap est tellement grave. Parfois il faut se résigner à arrêter la thérapie et chercher à soulager la personne, car il n’y a pas des solutions ni des procédures pour tout. Mais il faut tenter, essayer.

Par Joëlle Lehmann

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