Animateur jeunesse, un métier d'avenir

La plupart des croyants ont pris la décision de suivre le Christ avant la fin de l’adolescence. Cette période de la vie est cruciale. Les animateurs de jeunesse ont donc une carte importante à jouer. Une perspective d’avenir pour vous?

 Ce que ça apporte
Animateur jeunesse ou responsable de groupe de jeunes est un travail que les principaux intéressés qualifient de passionnant. «L’intensité relationnelle et voir les jeunes grandir dans leur foi et s’engager pour Dieu sont de grandes sources de satisfaction», note Rébecca Reymond, coordinatrice d'une commission de jeunesse mennonite. «Les grandes joies, ce sont les rencontres véritables et les moments essentiels de vie partagés», ajoute Pascal Grosjean, responsable «jeunes adultes» à la Ligue pour la lecture de la Bible.

 Ce que ça demande
Le profil des responsables jeunesse est aussi varié qu’il y a de candidats. «Le profil idéal, c’est d’avoir dans sa formation d’une part un aspect théologique: bien connaître la Bible, la personne de Dieu, sa pensée. Et de l’autre, un aspect missiologique: bien connaître ceux à qui on va s’adresser, leurs problématiques, les risques et les forces», souligne Pascal Grosjean. «Mais c’est avant tout un travail qui demande beaucoup de polyvalence!», note Rébecca Reymond.
Parmi toute une série d’animateurs interrogés, les profils sont des plus divers. Plusieurs ont fait une école biblique, certains ont achevé ou sont en train de suivre une formation sociale. Mais ce n’est pas tout. L’âge, la personnalité, la maturité entrent aussi en ligne de compte, ainsi que la possession d’outils en relations humaines et une aptitude naturelle au leadership. Aimer l’Église et savoir faire le lien avec elle est un élément important. «Mon rôle est d’encourager à servir et à rester connecté à une Église multigénérationnelle», explique Rébecca Reymond.

 Ce que ça rapporte
«La difficulté est de coordonner les intérêts de l’Église locale et ceux de l’animateur, notamment pour les questions de pourcentage de travail et de financement», explique Emmanuel Schmid, coordinateur jeunesse évangélique. Au sein de plusieurs groupes de jeunes, beaucoup de responsables sont bénévoles. «C’est un engagement formidable. Mais actuellement, plusieurs ont moins de temps, plus de pression à leur travail et des besoins financiers qui ont augmenté. On ne peut pas non plus trop exiger. C’est une bonne chose si l’on peut engager et financer quelqu’un», estime Maxime Jaquillard, pasteur stagiaire et responsable d’un groupe de jeunes. «Mais», note Sandra, ancienne responsable, «ce qu’on acquiert en expérience n’a pas de prix. J’ai appris à gérer des groupes, des discussions, des crises, des personnalités, comme je n’aurais jamais pu le faire ailleurs. Et ça m’est toujours utile aujourd’hui.»

Natasia

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