Les révisions? En faire son affaire

Les conseils de Manuel Rapold, qui donne un séminaire «Étudier efficacement» dans le cadre du mouvement d’étudiants de Campus pour Christ/Agapé.

1. Cerner l’examen
Être au clair sur ce qui est attendu: délimitation de la matière, durée de l’examen, type et nombre de questions, etc.
Interroger son professeur, s’adresser à des étudiants plus avancés ou encore consulter d’anciens examens (c’est possible dans certaines écoles, comme les universités).

2. Veiller au rythme de travail
Prévoir des pauses pour plus d’efficacité: une petite pause toutes les trentes minutes (sur son lieu de travail: se lever et bouger); toutes les deux heures, une pause d’au moins quinze minutes (boire quelque chose); après quatre heures, une longue pause d’une ou deux heures (manger, faire du sport).
Éviter les interruptions. Lorsqu’on travaille de manière concentrée et qu’on est interrompu par un téléphone, on ne peut pas redémarrer avec le même niveau de concentration.
Planifier à plus long terme. C’est un gain de temps! Éviter de tomber dans le piège de travailler très peu au début et de plus en plus et de manière intense à la fin. C’est contre-productif: on risque d’arriver à l’examen sur les rotules.

3. Répéter, c’est la clé
Le timing est crucial: les délais et la fréquence des révisions jouent un rôle important dans la matière qu’on retient ou pas. Le cerveau est créé pour retenir mais aussi oublier. Il fait une sélection. Quand on révise de manière intense une fois, on oublie rapidement.
Pour faire entrer la matière dans la mémoire à long terme, il faut répéter et revoir la matière - le lendemain, une semaine après, un mois et trois mois plus tard. D’autre part, créer autant de liens possibles entre la nouvelle matière et ce qu’on sait déjà. Le cerveau fonctionne par associations.

4. Constituer un groupe
Les avantages: encouragement mutuel, meilleure compréhension de la matière, faire jouer la complémentarité.
Les risques: perte de temps en discussions inutiles, gens qui arrivent en retard ou qui ne font pas leur part.
Avoir des horaires définis et s’y tenir, avoir des buts définis et que chacun arrive préparé.
Quelle taille pour le groupe? À deux, on peut travailler de manière assez intense. S’il faut faire jouer la créativité et discuter des options, un groupe de 3-5 personnes est plus efficace.

5. Gérer l’angoisse
Un peu d’angoisse est une bonne chose: elle agit comme stimulant. Elle devient problématique quand elle nous paralyse, dissipe nos forces ou nous distrait.
Pour tromper l’angoisse, tabler sur le fait qu’il est plus facile d’affronter quelque chose qu’on connaît: en savoir un maximum sur l’examen, visiter le lieu, etc.
Être en réseau, partager ses craintes, par exemple à un groupe d’amis qui peuvent prier, est aussi d’une grande aide.
Ne pas oublier que la routine aide aussi: on est souvent stressé pour le premier examen et ensuite on s’habitue.

6. Passer l’examen
Pour un examen écrit: lire attentivement les questions. Sous le stress, on survole une question et on croit la comprendre. C’est l’une des sources d’erreur les plus répandues.
Prendre quelques instants pour planifier l’examen et le temps accordé à chaque question, afin d’éviter d’arriver à la fin du temps réglementaire avec des questions «oubliées».
Pour un examen oral, communiquer avec l’examinateur si quelque chose n’a pas été compris. Développer les solutions en réfléchissant à haute voix, montrer de l’enthousiasme et diriger ses réponses vers des domaines qu’on connaît bien.
Comment prier? La prière ne peut remplacer le travail et excuser la paresse. Priez que vous puissiez montrer à sa juste valeur ce que vous savez. Cela n’exclut pas un petit miracle de temps à autre, de nombreux témoignages l’attestent.

Nastasia

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