Que c’est dur d’être vulnérable!

Le défi de la cohérence entre intérieur et extérieur quand on ne va pas bien: Ose-t-on le dire et le laisser paraître?

Quand, pour la dernière fois, quelqu’un vous a répondu franchement «non!» à la traditionnelle question «Salut, ça va?»? Et vous, avez-vous récemment avoué «Non, je ne vais pas bien» quand on vous l’a posée – et que votre interlocuteur n’était pas votre copine, votre maman ou votre meilleur ami? La réalité est que parfois nous allons mal, que nous avons besoin d’être réparé intérieurement, consolé et pardonné. Notre comportement extérieur communique «Je vais bien, tout va bien, je suis un parfait chrétien» et à tellement vouloir «être une lumière», nous nous éloignons du but: être semblable à Jésus-Christ.

Le cercle vicieux
Le sentiment d’infériorité ou celui de ne rien valoir a tendance à créer une grosse incohérence entre nos besoins et le message que nous exprimons aux autres. Il se peut qu’on soit attristé, avec un besoin de réconfort ou d’encouragement, mais on rit et on fait rire, on esquive les questions délicates même si on désire de l’aide et qu’on en a même besoin. On n’arrive juste pas à l’exprimer. Le comble, c’est le sentiment d’être délaissé et incompris dans de tels moments: «Personne ne s’occupe de moi, personne ne s’intéresse à moi». Comment notre entourage pourrait-il connaître nos besoins si notre comportement manifeste l’inverse ?
Derrière un charisme épatant peut se cacher une personne blessée qui veut donner le change. Bien souvent, les apparences sont trompeuses et l’on s’empresse de venir au secours de celui qui a les genoux au sol, alors que celui d’à côté, debout, souffre tout autant voire davantage.

La question philosophique
Etre ou ne pas être belle, fine et la peau douce (sûr de lui et super-musclé, réciproquement), telle est la question philosophique actuelle. Sans ça, tu n’existe pas. C’est d’une grande complexité. Et cela laisse beaucoup de personnes sur le carreau.
Cette pression à être extérieurement au top n’est pas la seule source de tensions: les valeurs comme l’amour ou la liberté sont comprises très différemment selon le point de vue où on se place: religieux ou profane (voir ci-contre). Souvent, le fait de confondre les deux crée des tensions entre notre comportement intérieur et extérieur.
Dieu regarde au cœur. Prions pour avoir ce regard, pour discerner au-delà des apparences, plus loin que les carapaces de défense que beaucoup utilisent. Et efforçons-nous d’être en accord avec nos besoins: soyons assez forts pour reconnaître nos faiblesses.

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