Paysagiste, le plus beau métier du monde (sauf quand il pleut)

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© Alliance Presse

Un chapeau de paille, des salopettes vertes, des bottes, une bonne paire de cisailles à la main et c’est parti pour un dimanche après-midi de jardinage! Mais non, ce n’est pas si facile… Paysagiste, c’est le métier que Christophe à choisi. Il le vit avec passion et défi. Te donnera-t-il envie de suivre la même voie?

Qu’est-ce que ce métier t’apporte au quotidien?
Il m’apporte une bonne santé physique et mentale. J’aurais beaucoup de peine à travailler toujours assis dans un bureau. Et mon travail a des résultats visibles: à la fin de la journée, je peux contempler ce que j’ai fait, ce qui me donne une grande motivation pour continuer et voir jour après jour le projet se réaliser.
Comme je travaille dans une petite entreprise, je dois pouvoir m’organiser, savoir de quel véhicule et outils je vais avoir besoin, demander les exigences au client et le conseiller. Ces nombreux choix me procurent du plaisir, pour autant bien sûr que tout fonctionne.

Pourquoi as-tu choisi ce métier?
A la base, le paysagisme ne me disait rien, jusqu'à ce que je fasse un stage de deux semaines, qui m’a convaincu. La routine n’existe pas, car c’est un métier très complet et qui varie en fonction des saisons.

Travailler en lien direct avec la nature t’aide-t-il à te rapprocher de Dieu?
Oui, je vis des instants privilégiés au travail, simplement par l’ambiance générale que transmet la nature. Un lever de soleil, un beau paysage, différents parfums, la rosée sur des toiles d’araignées: tout se rassemble pour me donner une sorte de petit paradis dont seul Dieu peut être le créateur! Ces moments restent occasionnels. Je dois travailler parfois sur un chantier avec un marteau piqueur dans le bruit et le béton, mais ce contraste met en évidence les moments de bonheur.

Travailler dehors par tous les temps, est-ce difficile physiquement et moralement?
C’est assez pénible quand il pleut toute la journée: malgré les habits de pluie, on finit souvent la journée trempé, et la boue collée sous les chaussures rend les conditions de travail plus dangereuses et difficiles. Le manque de luminosité durant la journée nous plombe un peu le moral. En hiver, il faut réussir à trouver la motivation et la détermination de quitter son lit chaud et douillet pour sortir dans le noir et le froid. Donc oui, c’est difficile, mais on serre les dents, et au printemps on ressort le short et le t-shirt avec plaisir.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui envisagent de se lancer dans ce métier?
Tout d’abord, il faut porter de l’intérêt à ce travail et penser qu’il nous plaira. Si on décide de se former pour devenir paysagiste simplement pour obtenir un papier au bout, on aura très peu de chances de terminer. En effet, la formation implique trois ans de travail physique et de connaissances à assimiler au travail et le soir à la maison: par exemple, connaître le nom de 600 plantes en français et en latin, sans oublier la partie maçonnerie et botanique. Le choix de l’entreprise est aussi très important: si l’entente avec le patron ou l’ambiance générale est mauvaise, on peut vite être écœuré. Ce qui serait dommage; car à ce que l’on dit, paysagiste est le plus beau métier du monde!

Par Christophe Gentizon

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