Un métier chocolaté!

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© Alliance Presse

Que dirais-tu de passer tes journées à confectionner, sentir et… manger du chocolat? Voilà une partie de la vie de Débora (20 ans), qui travaille à 50% dans une chocolaterie. Un métier qui lui va comme un gant! Elle répond à cinq questions que tu peux te poser.

Comment se former?
«J’ai toujours aimé cuisiner, mais je n’avais pas forcément pensé à ce métier. L’envie m’est venue à l’école par mon professeur de cuisine: il aimait beaucoup sa profession». Débora s’est donc lancée dans un apprentissage de pâtissière-confiseuse. Elle a touché à tout: la boulangerie, la pâtisserie, la confiserie et le chocolat. «Dès la première année, on peut mettre en pratique ce que l’on a appris. C’est très valorisant!». Les cours aussi sont intéressants.
En Suisse, la formation dure trois ans, avec un jour de cours par semaine et quatre à cinq jours de travail en entreprise. En France, il faut commencer par un CAP de pâtissier, qui se fait sur deux ans.

Quelles compétences faut-il avoir?
Débora a un atout considérable: elle cuisine comme une cheffe! Les personnes qu’elle et son mari invitent régulièrement à la maison peuvent en témoigner! Pas le bon plan pour perdre des kilos… Pour devenir pâtissière-confiseuse, mieux vaut donc être à l’aise avec les spatules et aimer la cuisine. «La chocolaterie et la pâtisserie, c’est aussi un peu un art. On exerce sa créativité!». Tout dépend ensuite de l’entreprise dans laquelle tu travailles. Débora, elle, ne confectionne que du chocolat: des truffes, des pièces montées, des noisettes enrobées, etc. Même les boîtes sont en chocolat! Et tout est fait à la main.

Passe-t-on sa journée à manger?
Comme Débora travaille dans une chocolaterie qui vise la qualité plutôt que la quantité, les produits sont vraiment raffinés. «Mais je ne me goinfre pas. Les odeurs contentent mon estomac!». Par contre, on a tendance à devenir plus exigeant: «Je n’arrive plus à manger de “bêtes” plaques de chocolat vendues dans les grands magasins». C’est son mari qui doit être content, lui à qui elle ramène parfois quelques restes qui ravissent ses papilles gustatives...

Y a-t-il des côtés moins sympas?
«C’est un métier pénible physiquement, qu’on ne choisira donc pas par défaut». Quant aux horaires de travail, ils ne sont pas toujours de tout repos. Dans une pâtisserie, si tu commences ta journée à 5h du matin, tu as de la chance… Et pose-toi cette question: quand les gens achètent-ils ce genre de goûteuses friandises? A Noël, à Pâques, à la Saint-Valentin. Autant dire que les journées de boulot sont encore plus remplies à ces périodes de l’année! Il s’agit de bien gérer le truc si tu as une famille.

Comment vivre ce métier en tant que chrétien?
«Je ne veux pas travailler le dimanche, parce que c’est le jour que Dieu a réservé pour lui. Aux entretiens d’embauche, c’est une manière de montrer ce que je crois». Pour son actuel patron, cela n’a pas posé problème. Dans son quotidien, Débora témoigne de Dieu comme dans tout autre métier: «Je parle de ma foi, j’essaie d’être différente par mon attitude et je fais toutes choses comme si c’était pour Dieu.»

Jérémie Cavin

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