Accusée injustement de vol

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Oceane* est tombee des nues quand, au travail, son chef l’a accusee d’avoir vole une grosse somme d’argent dans la caisse. * Prénom d’emprunt

«Mais que se passe-t-il? Il y a de la tension dans l'air...». Océane se souvient de ce vendredi comme si c’était hier. Avant même que le gérant de la station d'essence où elle occupe un «job d'étudiante» ne lui demande de la suivre, tout le monde s’affaire autour d'elle, visiblement à la recherche de quelque chose.
Quelques instants plus tard, la voilà assise dans le bureau de son chef. Il l'informe qu'il manque près de CHF 2000.- dans la caisse. Il apprend à Océane que ces vols ont été effectués par petites tranches et qu'ils se sont produits depuis qu'elle a commencé ce travail, trois semaines plus tôt. «Depuis trois ans, nous n'avons rencontré aucun problème de caisse, et voilà que cela commence juste après votre arrivée», lui lance-t-il, d'un ton accusateur.

Jamais accusée d'un tel délit
Océane est «abasourdie»: «Bien sûr, il ne me connaissait pas. Mais pour moi, il était inconcevable de voler de l'argent. Jamais je n'avais été accusée d'une telle chose», raconte-t-elle, non sans émotion. Et pourquoi aurait-elle commis ce délit stupide alors que ce travail validait une expérience professionnelle, nécessaire pour entrer à l'école d'infirmière? Son argument ne convainc pas le gérant: «Peut-être êtes-vous cléptomane, Mademoiselle...».
A défaut de preuve, il renonce à la congédier. Il l'informe les mesures qu'il va prendre jusqu'à ce que toute la lumière soit faite sur ces vols: «Vous n'avez plus le droit de toucher à la caisse ni au coffre». Bref, de faire son travail... Voyant que l’étudiante est sous le choc, il lui dit de prendre une heure pour réfléchir avant de reprendre son travail.

La seule chose qui lui restait, prier
«Je suis rentrée chez moi, ne sachant pas quoi faire pour que mon gérant me croie. D'un côté, je ne pouvais pas lui en vouloir, puisque ces vols coïncidaient avec le début de mon travail. De l'autre, je trouvais totalement injuste d’être accusée alors que j'étais innocente. La seule chose que je pouvais faire, c'était prier pour que la vérité éclate». Le lundi, alors qu'Océane est en ville, elle croise une amie et lui raconte sa mésaventure. Les deux filles prient pour que «Dieu puisse faire éclater la vérité». Le lendemain matin, sa mère lui lance: «Ce soir, je crois que nous aurons quelque chose d'important à fêter!». Océane n'imaginait pas que sa maman était bien inspirée. Ce jour-là, le gérant de la station d'essence lui apprend que tout est résolu et qu'elle a à nouveau toute sa confiance. Officiellement, Océane n'en saura pas davantage, mais elle apprendra qu’un autre collègue est coupable de ces vols.
Quelques mois ont passé depuis cet épisode. Avec le recul, Océane a pris conscience qu’il est « facile d'avoir la foi quand tout va bien» mais que «quand on a des problèmes, c'est une autre paire de manches». Elle s’est rendu compte que la Bible dit vrai lorsqu'elle affirme: «Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse» (2 Cor. 12,9-10).

Par Christian Willi

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